Tout aimer est la clé de la réussite de sa vie (partie 1)

Etre libre, c’est jouir du moment présent sans redouter l’absence d’un être cher, l’angoisse de la facture inédite, de la recette malsaine et les étreintes à l’eau de rose. Le vrai joue du violon quand l’amour s’inscrit dans la profondeur de l’Être. Le vrai se révèle en entier, sans ombrage, sans demi-mesure. « Je suis », s’annonce sur le chemin comme étant le but ultime de la vie bien incarnée. J’aime la vie. J’aime tout. J’ai tout compris lorsque j’ai vécu la véracité de l’amour établie en moi. Ses effets. Ses résultats. Son appel incessant à vivre cette vie. J’ai aimé l’être absent et tant désiré pourtant, jusqu’à m’en  libérer du plus profond de mon sang. Dans mes veines tout est fluide. Les accroches et anicroches sont parties faire un tour au-delà de moi. Je suis libre… libre !

 
Tout aimer est la clé de la réussite de sa vie
 

L’amour est un outil miraculeux pour les personnes qui cherchent, qui sont en quête d’une vérité, de la Vérité, comme ils aiment à le penser. J’ai abandonné ce chemin-là, cette quête de vérité absolue, cette illusion de l’Esprit bienveillant qui ne bute que sur son propre reflet : un ego bien-pensant, qui  saurait. La Vérité ultime dont l’unique détenteur serait soi. Un bien bel ego, il est vrai. Je n’ai plus de références, de croyances mystiques ou autres… juste un brin de vie que je tiens entre mes dents.

Une façon de dire, je crois, que la vie est faite pour être vécue. Ni pour être analysée, ni pour être jouée, par peur de la vivre vraiment. Un jour, toute idée tombe par terre et même vivre la vie n’a plus de sens. Être soi suffit amplement. « Je suis », résume un sens que l’on ne donne pas, car il n’est de sens qui ne s’annule, se mystifie, se raréfie et disparaisse du plus profond des océans au plus sombre des satellites de la galaxie. L’œil humain voit là où l’œil terrestre est aveugle. La lumière rend aveugle les sourds mais pas les muets. « Je ne m’exprime pas, je dis », entonne la coccinelle avant de chanter son hymne favori : Mon amour à la vie. Je l’apprends chaque jour. L’amour se développe en moi au fur et à mesure que ces lignes sont lues par vous et d’autres, au fur et à mesure que j’écris, que je partage et m’abstiens de toute réflexion. « Je suis », est le message du cœur aux velléités de l’esprit de contrôler mon corps. Il m’appartient, mais n’est pas à moi. Il est à moi, mais je ne suis pas présent en lui.

Je reconnais l’immensité de cet amour universel qu’est la vie, simple par nature et si compliquée dans nos têtes, cœurs parfois et corps aussi. La maladie n’a que faire d’un corps sain. Si souvent, le corps est laissé à l’oubli dans une démarche, une quête de vie. Je dis ma vérité, celle qui ne s’énonce qu’au creux de l’oreille, celle qui ne se croit qu’une fois vécue. Ma vérité est qu’il n’y en a aucune. Comment pourriez-vous comprendre ce que vous ne pouvez envisager avec vos deux yeux, deux oreilles et une bouche, face à l’immensité de l’univers que vous ne pouvez même appréhender ? Comment croire que ma seule personne a connu un miracle et sait, là où  l’immensité a échoué ? Quel ego de savoir, de pouvoir et d’insécurité guide cet espoir insoluble ?

Tout lâcher est un chemin, il s’apprend au creux de la main. Une fois, une main m’apparaît comme un miracle de la vie. C’est la mienne, cette main que je regarde. Je la vois mais je ne la vois pas. À part ce jour où je l’ai vue comme si tout l’univers venait de là, de cette même source de Vie. Un miracle. Parmi tant d’autres. Ma main, source de la Vie, miracle et  simplicité réunis. Enfin, la source de tout, imperceptible à l’œil humain et si sensible aux cœurs affirmés. Une vision double et une sensibilité à la Vie de Soi en soi.

La suite… demain.

Extrait de L’âme des autres… c’est la sienne !  Stéphane M.

 


 

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