Soyons vrais

Entre cessez d’être gentils, soyez vrais et la communication non violente qui prône la non violence. Entre la religion catholique qui nous a dit, si on te gifle, tends l’autre joue et notre propension naturelle à nous défendre, comment faire face à ce que nous ressentons comme une agression, qu’elle soit physique, verbale ou même énergétique.
Comment agir lorsque souvent par culpabilité et peur de déplaire à l’autre, nous gardons une rancœur  vis à vis de personnes qui nous sont chères parce que sous prétexte de tolérance nous ne nous positionnons pas avec clarté et préférons le silence lâche à la confrontation éventuelle.

De plus, ce n’est pas tant ce que nous disons qui a un impact sur l’autre, notre environnement et nous mêmes que ce que nous vibrons. Je suis attristée parfois de voir, en particulier certains parents, se sentir coupables d’avoir eu un mouvement d’humeur envers leur chère progéniture qui ne cherchait qu’à tester leurs limites pour trouver un cadre rassurant dont ils besoin parfois pour s’épanouir. La CNV qui prône la non violence en toutes circonstances montre, dans une de ses facettes que paradoxalement un adulte ne doit pas exprimer ses émotions mais les canaliser par le mental, parce que tant que la Paix intérieure n’habite pas chacune de nos cellules, nous faisons semblant seulement d’exprimer la compassion et la non violence par les mots, qui sont en décalage avec les messages non verbaux émis, ce qui me paraît être pire  que d’être simplement  honnête et transparent.

 
Soyons vrais
 

Pour autant, l’autre n’est pas notre poubelle émotionnelle sur lequel nous décharger n’importe quand, n’importe comment. J’ai constaté que souvent, lorsque le comportement d’autrui me dérange,  c’est bien sûr tout d’abord parce qu’il vient titiller une facette de mon ego que je n’ai pas encore reconnu mais parfois ce n’est pas seulement ça. Quand la gène dure dans la relation, que le malaise persiste, c’est qu’il est temps de le partager pour ne pas laisser une épine irritative, qui au fil du temps peut prendre de l’ampleur et nous faire exploser de manière totalement inconsidérée parce que le vase était trop plein de toutes nos petites frustrations accumulées mais non assumées.
Il n’y a donc pas de règles de bons comportements. Parfois être spontanés, même en exprimant un mouvement d’humeur peut être juste.
Parfois il vaut mieux se taire.

En toute circonstance, c’est quand on a développé la qualité  de témoin que l’on peut sentir si le comportement adopté était juste par la Paix intérieure qu’il procure même si nous le jugeons socialement incorrect..
La colère n’est pas à rejeter, elle cesse d’elle même avec l’accroissement de la Paix intérieure réelle de nos êtres mais dans notre humanité encore imparfaite, elle permet aux autres de choisir de nous aimer inconditionnellement malgré nos défauts, assumés en toute transparence plutôt que de nous mentir à nous mêmes et aux autres en niant nos mouvements d’humeur éventuels, même si nous les jugeons inconsidérés, soyons vrais avant tout.

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