Souvenez-vous d’une vérité très simple et prenez-vous en charge

Une nouvelle idée, lumineuse, éclatante, devrait émerger dans notre esprit : nous ne sommes pas destinés à être réduits en esclavage par des pensées ou sentiments négatifs ; nous n’avons pas été créés pour être prisonniers des limites inhérentes à ces états sombres. Nous sommes les souverains de notre vie intérieure et de tout ce qu’entraîne ce fief spirituel.

Nous avons le droit de décider à quelles pensées et à quels sentiments nous donnons l’autorisation de vagabonder au sein de notre conscience. Nous régissons leurs relations parce que nous sommes maîtres de notre âme. Qu’il n’y ait aucun doute là-dessus.

Dans le même ordre d’idée, nous pouvons aller au-delà des leçons que nous venons d’apprendre sur la vie au présent. En effet, aucune pensée ne peut séjourner dans notre esprit, aucun sentiment ne peut demeurer dans notre cœur si nous ne souhaitons pas qu’ils y restent. Laissez-moi vous expliquer cette vérité stupéfiante, qui fait allusion à un pouvoir, tout aussi stupéfiant, que nous possédons sans le savoir.

 
Souvenez-vous d'une vérité très simple et prenez-vous en charge
 

Avez-vous déjà vu apparaître dans votre esprit l’image de quelqu’un qui vous a blessé ? Avez-vous projeté dans votre imagination le film de l’un de vos échecs ? En vous remémorant l’événement, avez-vous éprouvé un sentiment de perte ? Comment cette image douloureuse semble-t-elle s’enraciner dans votre esprit, malgré tous vos efforts pour l’en déloger ? Nous avons tous connu cette situation, nous avons tous essayé de résoudre ce problème, en imaginant une nouvelle solution, en nous répétant ce que nous aurions dû dire, en espérant que quelque chose vienne nous libérer. Naturellement, rien ne marche, et ce, pour une bonne raison, comme nous allons le voir ici.

Ces images indésirables reviennent sans cesse parce qu’au fond de nous-mêmes une petite voix les rappelle constamment et les projette au premier plan de notre esprit. Peut-être réagirez-vous ainsi : « Mais c’est impossible !

Comment cela peut-il être vrai alors que mon plus cher désir est de me libérer de leur présence douloureuse ? » La bonne réponse est évidente, même si notre raisonnement actuel nous en dicte une autre.

En vérité, rien ne nous oblige à demeurer ne serait-ce qu’un instant en compagnie d’un souvenir indésirable. Cela signifie donc qu’il existe quelque chose, dans notre nature actuelle, qui tient absolument à se remémorer les expériences douloureuses. Cette nouvelle connaissance de soi nous éclaire sur les solutions que nous pouvons appliquer, à partir de notre conscience.

Extrait de Vivre et lâcher prise, Guy Finley

Commentaires

  1. Cet article me touche d’autant plus que c’est vraiment ce que j’ai à faire sur cette Terre, lâcher mon mental négatif qui me raconte des horreurs et projette le pire en particulier vers ceux que j’aime.
    Pas plus tard qu’hier, dans les bois , sachant ma nièce et ses deux amies dans l’enceinte d’un château à moitié en ruines, j’imaginais qu’un pan de toit allait s’écrouler sur elles, qu’elles allaient être enlevées, etc, de vieux schémas répétitifs qui empruntaient un autoroute tracé par je ne sais quelle aberration dans mon cerveau.
    Alors consciente de cela, j’ai juste respiré en conscience à chaque pas, puis un gros chêne m’a appelé, et m’a fait un merveilleux câlin en me vibrant la puissance de ses racines et la douceur de sa ramure, et la tempête mentale a juste disparue comme si elle n’avait jamais existé.
    Mais tout de même, j’aimerai bien arriver à trouver un jour la racine de ce que je ressens comme un sorte d’erreur d’aiguillage.
    Merci pour ces articles. vPaix et Joie sur le chemin.

  2. Je suis heureuse de lire qu’il y a une suite et surtout une partie “solutions” !

    Parfois j’ai l’impression que plus je suis heureuse, plus une autre partie de moi s’acharne à s’interdire et à auto-détruire ce sentiment de plénitude avec une férocité que je ne m’explique pas. Comme si en effet elle (je) s’accrochait à ce qui lui (me) fait le plus de mal et le ruminait avec une sorte de masochisme. J’ai tenté toutes sortes de stratégies pour la “secouer” : l’ignorer, la combattre, l’observer, faire autre chose… pourtant, elle est toujours là.
    Je sais que je n’ai pas à être son esclave et à la subir, mais je n’ai pas encore trouvé comment cesser de l’être. Elle entre en moi et me tient par une faille que j’ignore.
    Alors vivement demain, la suite et la libération. 🙂

    Merci pour vos articles que j’apprécie beaucoup. Sylvie.

  3. Merci pour ce partage. Ce que vous décrivez est le propre du “mental” chez la plupart d’entre nous. Au-delà des suggestions que nous apporte Guy Finley dans le texte de demain, sur mon chemin personnel j’ai expérimenté que la pratique de la méditation apporte beaucoup ainsi que l’ancrage dans le moment présent (cf les livres d’Eckhart Tolle).
    Voici un article dont une partie peut apporter des pistes : https://www.vivresanslimites.org/cultivons-pensees/

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