Le secret spirituel qui éloigne le découragement

Nous le savons tous, il arrive parfois que le découragement nous harcèle littéralement, n’attendant que le plus petit signe de faiblesse pour nous abattre à tout jamais. En ces moments difficiles, nos émotions ternies sont assaillies de pensées négatives. Rien ne va plus. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

La moindre velléité d’agir pour se débarrasser de ces états douloureux est repoussée par une marée de doute, de sorte que nos bonnes résolutions semblent engagées dans une lutte futile contre l’inéluctable.

Une petite voix murmure alors en nous : « À quoi bon ? Pourquoi se donner du mal ? » Puis, comme si les trois Parques elles-mêmes nous l’avaient ordonné, nous acceptons d’être guidés par ces décevants états négatifs. Pourquoi ? Cela est-il inévitable ? Devons-nous absolument nous identifier à ce qui nous décourage ? La réponse est sans conteste NON !

 
Le secret spirituel qui éloigne le découragement
 

Mais pour nous libérer du sort que le découragement semble avoir jeté à notre conscience, nous devrons découvrir ce qui nous transforme ainsi en larves, dépourvues de volonté. Commençons notre voyage par une grande vérité : le découragement est un mensonge.
Sans doute vous demandez-vous déjà comment un état doté du pouvoir de briser une vie peut être une simple vue de l’esprit. Mais cette vérité ne signifie pas que nous ne sentons pas le poids des moments de désespoir. Ce n’est pas parce que le découragement est une puissante illusion qu’il ne peut pas nous assaillir.

En effet, il peut fondre sur nous à la vitesse d’un millier de regrets. Il se faufile en nous afin de dérober notre vitalité, imprégner l’atmosphère d’arrière-pensées. Naturellement, la lutte contre un tel adversaire, dont nous devons surmonter les influences négatives avant de parvenir à le vaincre, n’est pas une tâche de tout repos. Mais c’est exactement ce que nous allons faire, en commençant par une notion surprenante : la raison pour laquelle nous sentons en nous la présence du découragement n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est la manière dont nous nous y prenons pour le conquérir. Sa cause importe peu. Voici quelques explications.

Il nous arrive d’être découragés parce que nos efforts pour changer notre vie n’ont encore jamais abouti. Alors nous pensons : « À quoi bon un nouvel essai ? » Peut-être sommes-nous découragés parce que l’un de nos grands espoirs de bonheur se brise. Peut-être avons-nous constaté que notre corps ou notre cerveau n’avaient plus les capacités d’antan et tout ce que nous voyons à l’horizon, ce sont les limites que l’âge finira par nous imposer.

Voyez-vous, la raison d’être de cette amertume importe peu. En vérité, ces états négatifs n’ont pas besoin de trouver une raison extérieure pour saccager notre vie. Ils se servent de notre vécu pour se donner toutes les raisons dont ils ont besoin pour exister en nous. Que signifie cela ?

Les états négatifs, comme tous les éléments sombres qui nous agacent, ne réussissent à nous décourager que parce qu’ils sont capables de dérouler devant nos yeux des images émotionnellement et mentalement puissantes de nos déboires passés. Ces images, extraites du fin fond de nos souvenirs, nous semblent si réelles qu’elles confirment l’existence de nos conclusions négatives. Nous en arrivons maintenant à une leçon cruciale.

Tout ce que les états négatifs sont capables de faire, c’est de nous forcer à nous identifier au sentiment d’impuissance qui engendre le découragement.

Et lorsque nous avons l’impression que toute lutte est futile parce que nos sentiments sont confirmés par nos souvenirs, le piège s’est refermé sur nous ! Nous sommes les prisonniers involontaires de notre propre imagination ! En avez-vous assez de vous sentir au-dessous de tout ? Parfait ! Laissez les vérités suivantes accomplir leur oeuvre de guérison.

Le découragement est exactement ce que ce mot veut dire : l’absence de courage nécessaire pour lutter contre ce qui se dresse devant nous. Lorsque nous sommes émotionnellement épuisés et mentalement vidés, nous n’avons plus de ressources pour relever les défis de l’existence. Nous ne nous sentons jamais aussi seuls que lorsque nous avons, pour toute compagnie, des pensées et sentiments pessimistes. Mais ce terrible sentiment d’isolement fait partie du plan secret qui vise à nous punir. Notre découragement veut absolument nous faire souffrir de la solitude.

Pour vaincre les ténèbres qui nous habitent, voici une idée extraordinaire : les états négatifs ne peuvent se reproduire que dans le sentiment d’isolement, dans un milieu sombre qui sait engendrer en nous l’illusion que nous avons été coupés des ressources de la vraie vie. Autrement dit, la raison pour laquelle ces états nous tiennent prisonniers, c’est qu’ils nous ont convaincus que nous ne pouvions vivre au-delà des limites de leur réalité.

Mais ils n’ont le dernier mot que tant que nous croyons ce qu’ils nous affirment sur nos capacités. Rien ne nous oblige à être leurs esclaves et vous trouverez ci-après les étapes nécessaires pour recouvrer votre liberté. Tout d’abord, nous devons savoir dans notre coeur que notre vraie nature n’a pas été créée pour vivre en captivité au fond d’un cachot. Si vous n’aviez encore jamais entendu ceci, le moment est venu : nulle puissance au monde ne peut enchaîner l’âme qui cherche à se libérer dans une vérité impossible à capturer.

Nous faisons ensuite une autre constatation, aussi profondément que notre réflexion nous le permet : notre conscience est un élément vivant et intelligent du présent éternel au sein duquel elle existe et qui est également universel. Il vit partout, ne connaît pas de frontières. Voici maintenant une autre vérité hors du temps : rien, dans l’univers, ne peut capturer notre conscience, pas plus qu’un nuage n’a le pouvoir d’envelopper le ciel.

Ces idées signifient que notre conscience du découragement, ou, au demeurant, de tout état négatif, transcende ses propres frontières et existe déjà au-delà des limites des ténèbres qui la renferment. Ce qui nous conduit à une vérité capable d’éliminer le découragement : chaque fois que nous nous efforçons de transcender un état négatif en nous, cela signifie que nous avons déjà commencé à nous libérer de ses restrictions, même si nous ne distinguons pas immédiatement le fruit de nos efforts. Car le simple fait d’avoir pris conscience de notre état, au lieu d’en demeurer captifs, suffit à déclencher le flux d’énergie dont nous avons besoin pour nous élever vers notre nouvel entendement, sans que rien ne puisse nous retenir. Notre désir de comprendre cet état négatif, au lieu de lui permettre de définir ce dont nous avons conscience, modifie notre relation même avec la vie !

La voie vers le degré supérieur de conscience, qui nous était barrée un instant plus tôt, s’entrouvre maintenant pour nous faire jouir des ressources infinies de la lumière vivante. Le présent, désormais actif en nous, ne peut demeurer confiné, ce qui signifie que les anciennes limites n’existent plus pour nous. Les ténèbres qui nous dominaient se sont littéralement dissoutes parce que nous avons choisi la lumière vivante pour nous défendre contre elles.

Nous le savons, la voie de la satisfaction nous est ouverte. Nous n’avons plus de raison de souffrir inutilement. Mieux, nous sommes rassurés en apprenant que rien, dans l’univers, ne peut nous empêcher de réaliser l’ordre victorieux de notre être, parce que le Divin en a déjà vu la vérité. Il nous suffit d’acquitter le prix de ce degré supérieur de conscience. Et les pièces de monnaie dont nous avons besoin se trouvent déjà dans notre poche.

Extrait de Vivre et lâcher prise, Guy Finley

Commentaires

  1. Cette publication, je l’ai lue et relue à maintes reprises. Tellement qu’elle s’est avérée importante et pertinente par rapport aux moments difficiles que je traverse actuellement dans ma vie sentimentale. J’avoue que je suis convaincu que tout se passe dans la tête et la force mentale reste et demeure l’arme absolue pour arriver à bout de tout découragement. Infiniment merci!

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