Remarques sur une prière indienne

Hier une amie habitant mon Alsace natale m’a envoyé une belle prière (d’un chef indien) qui l’accompagne ces derniers temps.

La voici :

“O Grand Esprit, dont j’entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi,
Je viens vers toi comme l’un de tes nombreux enfants: je suis faible… je suis petit… j’ai besoin de ta sagesse et de ta force
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et les pourpres couchers de Soleil,
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour qu’elles entendent ta voix,
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher,
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères, mais afin d’être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même,
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit,
Ainsi lorsque ma vie s’éteindra comme s’éteint un coucher de soleil, mon Esprit pourra venir à Toi sans honte”

Prière indienne

Je lui ai répondu que cette prière a du sens, cependant il y a deux bémols pour ma part :

Les mots : «  je suis faible… je suis petit… », sont-ils justes pour un être qui a été créé par Dieu ? Je ne crois pas. C’est le mental qui se voit ainsi ! Je ne vais pas développer le sujet du côté de « l’illusion », nous en avons déjà parlé.

Les mots « combattre » et « ennemi » ne résonnent pas pour moi (dans le texte : « d’être capable de combattre mon plus grand ennemi »), ce sont des mots du mental, dans la conscience ils n’existent pas. Mon ego ou mental n’est pas un ennemi. Il fait partie de moi et je travaille chaque jour pour l’amener à sa juste place, petit à petit, dans l’amour de moi-même. Je sais qu’il est très intelligent, et qu’il est d’une ruse insoupçonnable, mais je sais aussi que je le vois de mieux en mieux.

C’est normal que, sur le chemin spirituel, quand on se rend compte de tous les dégâts que fait le mental et de sa manipulation, qu’on lui en veuille au premier abord. Mais c’est un piège. Ce n’est pas possible de voir sa conscience dire : « Ca y est ! J’ai vaincu le mental ! » C’est un non-sens. Cela inclus un jugement de soi, un manque d’acceptation (avant de commencer une guérison il faut accepter sinon on reste dans la lutte), etc.

Je lis souvent des textes de personnes pourtant assez avancées sur le chemin qui emploient des mots violents envers le mental. Comme ce chef indien par exemple. Dommage…
Je crois que le premier travail à faire est d’accepter son mental tel qu’on le découvre au fur et à mesure, puis de l’observer, puis de le nettoyer étape par étape.


 

Commentaires

  1. Je partage tout à fait ton point de vue Philippe;
    Nous sommes des Etres parfaits issus de la Source.C’est ce monde illusoire qui nous a fait perdre les pédales.C’est bien aussi que l’ego soit là car il nous fait prendre conscience de qui nous sommes;mais ne jamais lui laisser le dernier mot…….à l’égo.

  2. Bonsoir , suite à vos commentaire , je me permet de vous dire que cette prière est de nos ancêtres et je ne me permettrais pas de critiquer ou de revenir sur une prieres de nos ancêtres , je penses par contre que votre ego est trop haut.
    Il est écrit je suis faible je suis petit , oui nous sommes parfois faible et oui nous sommes petit devant le seigneur pas vous ?
    Bonne soirée .
    Amicalement .
    Nathalie .

    • Bonjour,

      j’ai ressenti les mêmes “bémols” que l’auteur de cet article en lisant la prière du chef indien. Je me permets donc d’apporter deux petites précisions personnelles à votre commentaire :

      – tout d’abord, je considère normal et même très utile de critiquer ce que j’observe autour de moi (même quand il s’agit “d’une prière de nos ancêtres”). Sans que cette critique soit nécessairement négative, bien entendu. Mais je fais cette analyse simplement pour savoir ce que je ressens par rapport à ce qui parvient jusqu’à moi. Si ce que j’ai lu, vu, entendu, senti, pensé ou ressenti me plaît ou me déplaît, et bien je veux savoir pourquoi… ça ne peut être que positif pour la suite de ma vie : car d’une façon générale je cherche à être heureux et donc je préfère me tourner vers ce que j’ai identifié comme “plaisant”. Mes futurs choix de vie seront ainsi grandement facilités par ces “critiques” qui me permettent de mieux me connaître. Il se trouve que la prière ci-dessus m’a plu à plusieurs égards mais que, comme l’auteur de l’article, je n’ai pas adhéré à tous les messages (et pour les mêmes raisons). Il n’y a aucune offense adressée à qui que ce soit quand je fais ce travail introspectif.

      – Ensuite, je me sens appartenir intégralement à la création du Seigneur. Il est Tout et je suis donc une partie de Lui. En ce sens, je ne me sens donc ni faible ni petit devant Lui puisque Nous ne faisons qu’Un (je viens de Lui et je suis encore en Lui). Je suis juste à ma place et je remplis mon rôle. Tout au plus, je m’autorise à constater que j’ai encore une marge de progrès pour être et offrir le meilleur de moi-même (et c’est aussi la raison pour laquelle je m’emploie tous les jours à combler cet écart).

      Je vous souhaite beaucoup de sérénité sur votre parcours.

  3. Bonjour,

    j’ai ressenti les mêmes “bémols” que l’auteur de cet article en lisant la prière du chef indien. Je me permets donc d’apporter deux petites précisions personnelles à votre commentaire :

    – tout d’abord, je considère normal et même très utile de critiquer ce que j’observe autour de moi (même quand il s’agit “d’une prière de nos ancêtres”). Sans que cette critique soit nécessairement négative, bien entendu. Mais je fais cette analyse simplement pour savoir ce que je ressens par rapport à ce qui parvient jusqu’à moi. Si ce que j’ai lu, vu, entendu, senti, pensé ou ressenti me plaît ou me déplaît, et bien je veux savoir pourquoi… ça ne peut être que positif pour la suite de ma vie : car d’une façon générale je cherche à être heureux et donc je préfère me tourner vers ce que j’ai identifié comme “plaisant”. Mes futurs choix de vie seront ainsi grandement facilités par ces “critiques” qui me permettent de mieux me connaître. Il se trouve que la prière ci-dessus m’a plu à plusieurs égards mais que, comme l’auteur de l’article, je n’ai pas adhéré à tous les messages (et pour les mêmes raisons). Il n’y a aucune offense adressée à qui que ce soit quand je fais ce travail introspectif.

    – Ensuite, je me sens appartenir intégralement à la création du Seigneur. Il est Tout et je suis donc une partie de Lui. En ce sens, je ne me sens donc ni faible ni petit devant Lui puisque Nous ne faisons qu’Un (je viens de Lui et je suis encore en Lui). Je suis juste à ma place et je remplis mon rôle. Tout au plus, je m’autorise à constater que j’ai encore une marge de progrès pour être et offrir le meilleur de moi-même (et c’est aussi la raison pour laquelle je m’emploie tous les jours à combler cet écart).

    Je vous souhaite beaucoup de sérénité sur votre parcours.

    • Le message précédent est évidemment en réponse à celui de Nathalie (daté du 26 mai 2016). Et pardon s’il y a un doublon, j’ai eu un souci d’envoi (car il faut mettre une adresse mail).

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