Réalité et illusion

Après avoir réussi à me centrer dans le cœur, ce week-end, je me suis aperçu qu’il n’y a rien de plus à faire maintenant, pour entrer dans la paix. Je laisse l’esprit divin s’exprimer et aussitôt, l’amour et la joie sont là.

L’autre jour, j’ai été étonné de voir que, dans cet état, plus rien ne me gêne. Je n’ai plus besoin d’action, ou de but, alors que, d’ordinaire, impossible de rester en place sans avoir quelque chose à faire. Ma vision des gens a complètement changé et je ne me laisse plus vraiment affecter, ni ne cherche à nettoyer des choses sur eux.

Je regarde passer la foule, par moment j’ai accès au jeu que joue la personne, par moment ce sont des émotions ou des pensées qui en fusent, parfois rien. Mais tous, quels que soient leurs attitudes, leurs actes ou le degré de gravité qu’ils mettent dans leurs « rôles », sont simplement en train de jouer.

 
Réalité et illusion
 
J’ai dû passer plusieurs heures devant la mer à m’extasier en regardant des vagues en train de rouler sur les rochers.

En fait, j’ai toujours refoulé la nature avant mon éveil de kundalini. Mon Ego n’en tient pas compte, et auparavant, je ne voyais carrément pas la nature. Ce qui m’étonne désormais, c’est de voir que rien n’est jamais pareil. En me levant le matin, je ne sais jamais ce qu’on peut voir par la fenêtre, ça peut passer par toutes les graduations entre le « magique » et le « divin » en posant mon regard sur un végétal.

C’est pareil pour la nature en général. Toutes les vagues sont différentes, tous les galets ou les mousses expriment une expérience et une vie, sans exception.

La différence est que je ne perçois plus ces choses par mon Ego, mais ce qui le perçoit chez moi s’extasie de tout et pourrait regarder une herbe ou un rocher jusqu’à la fin des temps. Car tout change tout le temps. Rien n’est jamais identique, le monde se recrée lui-même constamment à chaque instant, et nous en sommes à la fois le spectateur, l’acteur et le créateur. C’est fou de percevoir ces trois aspects par moment, car il n’y a plus de grands ou de petits événements et tout est l’expression
de la perfection divine qui s’auto-crée dans l’instant présent, différemment chaque fois.

Il m’est venu l’idée qu’à part l’obscurité, plus rien n’était dénué de divin. Mais, en fait, c’est stupide car depuis que j’ai ouvert le troisième oeil, l’obscurité n’existe plus réellement. En fait l’obscurité est une porte. Dedans, il y a des énergies et du brouillard lumineux qui ouvrent la voie à des visions d’êtres et de mondes bizarres si je regarde trop longtemps. En me contentant simplement de jeter un oeil à l’obscurité, je ne vois que du brouillard lumineux qui change de forme sans arrêt. L’obscurité est une porte d’accès à l’intérieur de nous-mêmes. Et en nous-mêmes, il y a une infinité de mondes à regarder et à visiter si on les regarde suffisamment longtemps, car après tout nous sommes l’univers entier qui rêve ! C’est peut-être cela que nous avons peur de voir dans l’obscurité : nous-même.

J’ai demandé si ce que je voyais était la réalité, et l’on m’a répondu par l’affirmative. J’ai demandé si ce que je voyais avant, quand le monde était toujours identique et figé, et quand la nature n’existait pas, était la réalité, et l’on m’a également répondu affirmativement. Demandant encore si l’énergie était la réalité, on m’a répondu que cela était exact. En fait, la réalité (ou l’illusion) est notre création, et il n’y a que ça, et rien d’autre.

Le mental crée le monde qu’il souhaite par dessus le flot infini d’énergie manifestée et c’est tout. Nous sommes une intention au final. Une intention de l’esprit divin qui est venue s’incarner dans la matière. Cette intention était pure à l’origine et nous avons créé des strates dessus, mais ce n’était que ça, une intention à expérimenter.

Derrière l’intention, il y a l’esprit divin qui se tient à la droite du Père(/Mère), et le Père(/Mère) est toujours là, masqué par l’image du monde. Une fois qu’on l’a perçu et que l’on sait quoi chercher, on s’aperçoit qu’il est là et l’a toujours été.

Je peux rester centré dans le cœur par moment, et de plus en plus longtemps au fur et à mesure. Perdre ce centre, c’est retomber dans le tumulte du monde extérieur.
Mais ça peut être bien, également, pour expérimenter l’intention que nous sommes venus manifester.

Il n’y a nulle part où vouloir s’enfuir ou remonter, puisque tout est là, l’a toujours été et le sera toujours. C’est notre regard qui change, et c’est ça qui change tout !

PS : Les deux fois où je me suis retrouvé « à la droite du Père », sont simplement les fois où j’ai fait une montée de kundalini que je n’ai pas bloquée (ça passe tout seul à force de nettoyer). Ca dénoue entièrement le cœur et le monde manifesté disparaît (non sans une immense angoisse). Je suis assez curieux d’en percevoir plus de choses. Nous verrons ce que j’en ramène, si l’esprit daigne m’y amener une autre fois. C’est incontrôlé, et je commence à m’habituer à la sensation, ça me fait moins peur, après m’être rendu compte que même sans rien, eh bien « JE SUIS » quand même ! C’est le peu qu’il m’a été donné de percevoir, peut-être bien que c’était justement ce que l’esprit voulait que j’en ramène…

Extrait de Journal d’un éveil du 3ème oeil Tome 2, Christophe ALLAIN

 


 

Commentaires

  1. Ah!, très chouette ce texte de C. Allain !
    Le Coeur, encore et toujours le Coeur, voilà la clé!
    Merci ! Merci !
    Bisous …du Coeur !

Laisser un commentaire