Que cherchons-nous dans cette vie ?

Entre nous, chacun ici a quelque chose à régler, une problématique à alchimiser ; si je vous pose la question, peut-être que vous allez me répondre, mais souvent il y a des choses implicites que vous cachez, que vous ne pouvez même pas dire à vous-mêmes, c’est la partie implicite de vous-même ?

En réalité, que cherchons-nous dans cette vie ? Nous cherchons la paix, à être en paix, à être paisible, on cherche à intégrer quelque chose qui n’est pas de nature agitée – comme ce téléphone qui nous agite ! – nous cherchons à intégrer la réalité qui n’est pas dans l’agitation de ce monde. Comment faire ? Comment réveiller notre plein potentiel ? Comment activer des résonances subtiles pour que l’être humain soit en résonance avec son essence, comment peut-il réveiller cette résonance ? Sachant que chaque cellule en vous est en résonance avec l’autre cellule ; c’est ce que l’on appelle la trame cellulaire, les cellules ne peuvent pas vivre d’une façon isolée, chaque cellule est là parce que l’autre est là ; c’est ce que l’on appelle la Présence globale et globalisante. C’est la trame existentielle.

C’est la même chose dans l’univers de la microphysique, une particule ne peut pas être expliquée d’une façon isolée, elle n’existe que par rapport à l’autre, c’est le rapport qui est dominant, ce n’est pas la particule ; c’est la même chose par rapport à notre individualité. Nous sommes certes une individualité, mais nous ne sommes rien sans l’autre, si nous sommes isolés c’est que nous avons commencé à nous déconnecter de notre réalité. C’est la trame qui est réelle, c’est la globalité, la tradition le confirme en disant : En réalité vous êtes une seule âme.

 
Que cherchons-nous dans cette vie ?
 

En réalité vous êtes une seule et même âme, nous ne sommes pas plusieurs, nous sommes certes plusieurs dans la diversité changeante, mais nous sommes reliés dans l’essence ; c’est pour cela que nous sommes en train de vivre actuellement quelque chose de fondamental, cette reliance prend forme, elle nous parasite parce que nous n’arrivons pas à l’intégrer d’une façon réelle, la reliance globale.

Est-ce que vous arrivez à concevoir cette réalité que vous êtes une trame unifiée et unifiante ? Quand tu vois l’univers, tu es une partie de cette totalité et cette totalité est résonnante dans ta conscience, avec ta conscience individuelle ; mais nous n’arrivons pas à voir ce mécanisme, que sommes-nous ? Nous sommes isolés, nous sommes dans l’isolement de notre être et dans l’isolement il y a la séparabilité, tout est séparé, tout est fragmenté.

Quel est l’élément qui sépare ? Qui est le séparateur par excellence ? C’est le mental, la pensée, ce sont les concepts, la description ; c’est vouloir changer ce qui est, mettre des mots sur ce que tu es en train de vivre, c’est une réalité, et quand tu vas mettre des mots, tu fais une déviation de la réalité : chaque fois lorsque tu veux analyser, juger, porter ton regard sur une analyse, tu fais une translation temporo-spatiale de ta réalité, tu n’es plus dans ce qui est, tu te projettes et à ce moment-là tu n’es plus dans la trame unifiée et unifiante, tu es dans un processus de séparabilité.

La séparabilité est le commencement de la souffrance, la séparabilité est le commencement de la peur, nous avons une peur chronique, parce que nous nous sentons séparés de tout ; quand tu es séparé, tu as peur, tu veux te protéger et quand tu essayes de te protéger la peur augmente encore plus, c’est un cercle vicieux. J’essaye de me protéger donc je me piège dans cette protection ; c’est cela notre vie, nous avons peur, nous cherchons à nous protéger, exemple : l’assurance-maladie, la retraite, la peur de demain, la peur de manquer, la peur de devenir malade ; elle crée tout un système, le système de sécurité qui renferme encore plus de peur.

Paroles recueillies en stage de Dynamique Matricielle, animé par le professeur Aziz El Amrani-Joutey.

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