La Paix de Lourdes

Visitant les Pyrénées le dernier jour de l’année 2013, j’en ai profité pour m’arrêter à Lourdes avec une amie. Il y a vingt ans, je n’avais pas osé le faire, prétextant que n’appartenant plus à l’église catholique (j’ai signé une décharge), je n’avais rien à faire là.

Ce 31 décembre, il en a été tout autrement. C’est comme si l’élargissement de ma conscience me disait que tout a sa raison d’exister dans l’unité du grand tout, donc que tout est à sa juste place et que la tentation de se séparer des choses de la vie ne mène que vers le jugement et la discrimination. En tous cas… nulle part.

Lourdes

Il y avait très peu de monde et la visite du lieu fut très sympa. J’ai ressenti une grande paix et une grande sérénité. J’ai su que cette paix ne venait pas de l’intérieur de moi, mais qu’elle existait là comme artificielle, comme créée par un égrégore de millions de personnes dont les croyances et les vibrations sont unis dans un but commun. En fait, ce qui était important pour moi, ce n’était pas de connaitre le fin mot de l’histoire (s’il existe toutefois) de ce qui s’était passé ici depuis des lustres, mais simplement d’être là et de profiter du moment et de rencontrer d’autres personnes en vadrouilles ici, chacun ayant sa raison propre.

J’ai remarqué que cette amie qui me guidait sur le lieu, n’était plus la même et que son comportement avait changé, ou bien était-ce ma perception qui avait changé… ? Je la voyait comme radieuse et en paix. Je me suis rappelé également que récemment il s’était passé beaucoup de choses ici comme à St Jacques de Compostelle et que peut-être il y avait là un message de l’univers pour qui voudrait le capter… Quel est l’essentiel à donner à  notre vie, ici et maintenant ? Où notre vérité se trouve-t-elle ?

Avec joie, j’ai visité les deux basiliques supérieures et admiré la formidable couronne.
J’ai même joué de la flute devant les portes de la mort et de la vie. C’était mon cadeau d’échange. Je me sentais à ma place comme un enfant au delà de toutes croyances, qui farfouille curieux ici et là et observe tout ce qui bouge ou ne bouge pas autour de lui.

Nous avons rempli des bouteilles de l’eau de Lourdes. Je me suis rappelé alors les belles photos des cristaux hexagonaux d’Emoto. C’est comme si j’avais rempli la bouteille avec un trésor. Je savais toutefois qu’en prononçant avec le cœur à n’importe qu’elle eau : * je t’aime comme je m’aime.* j’obtiendrais des cristaux, tous aussi magnifiques.

J’étais venu faire la paix ici avec moi même en regard de ce lieu et en regard de l’égrégore de l’église catholique. Je n’ai pas failli à ma mission de réconciliation. J’ai passé un excellent moment sur ce lieu béni par les hommes. Ce qui nous y fut donné artificiellement, disparu quelques heures après…

Quand j’ai visité la grotte où notre sœur Bernadette initia cette histoire, dans le Silence de qui Je suis, j’ai dit : * J’honore ce lieu par ma Présence.* Puis je suis sorti.
Cela choquera certain, d’autres souriront, d’autres encore auront déjà compris.
Et tout est bien ainsi.


 

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