Nettoyer mon monde (partie 2)

Imaginez ce qui suit : l’homme, accompagné de son monde, prend un autobus magique pour se rendre là où son rêve devient réalité.
— Viens, mon chou, on va chercher ton jouet.
— Oui, mon monde, c’est merveilleux !

Le voyage plein de joie est rempli de promesses. Tout est parfait, que voulez-vous d’autre ? Mais l’esprit anxieux n’y est pas du tout habitué, il regarde autour de lui et recherche les ennuis. Après tout, tout ne peut pas être si merveilleux !
— Hé, arrête-toi un peu. Là-bas, tu vois ? Il semble que ce sont des croyants qui me jugent. Ce serait pas mal de les déposer quelque part, juste pour me faire pardonner.
— Mais non, mon chou, tu t’es mis n’importe quoi dans la tête !
— Si, si, je vais le faire, sinon je ne serai pas tranquille.
Le bus s’arrête et y pénètrent alors quelques types poisseux qui se mettent à accuser l’homme et à exiger des choses et d’autres.
— Nous sommes tes juges !

Il n’y a rien de particulier à faire, alors le bus redémarre. En gros, ça ne va pas trop mal, mais l’homme est impatient à nouveau.
— Regarde, dit-il à son monde, quels individus extraordinaires ! Prenons-les aussi, ils me serviront d’exemple.
— Pitié, mon chou, à quoi bon prendre des voyageurs en plus ?
Le monde fait de faibles tentatives pour protester, mais cependant, il est obligé d’accepter, et l’autobus se remplit d’individus arrogants qui font bien savoir, de tout leur être, que l’homme n’arrive même pas à leur cheville.
— Nous sommes ton idéal !

 
Nettoyer mon monde
 

Et sur la route, il y a encore du monde qui fait signe de s’arrêter : la Peur, l’Inquiétude, les Doutes et les Pires Attentes. Et bien sûr, l’homme tente de réfléchir d’un air plein de sagesse :
— Si ça se trouve, ces voyageurs avisés nous montreront la bonne direction et nous préserveront d’un pas imprudent ?
— Comme tu voudras, mon cher, accepte le monde, et il laisse entrer la foule bruyante.
— Nous sommes ton bon sens ! affirment-ils.

Avec leurs lamentations pleines de bonnes raisons, ils transforment le voyage en véritable enfer. Et pour couronner le tout, d’autres entités barrent la route : le Ressentiment, le Sens critique et l’Antipathie. L’homme n’est pas du tout d’avis de les rencontrer, mais le monde a déjà l’habitude de ramasser tous ceux sur lesquels l’attention de l’esprit de dirige.
— Nous sommes ton pire cauchemar ! hurlent de vilains types et, avec des éclats de rire, ils déboulent dans le bus. Même si l’homme aurait été heureux de se débarrasser de ces compagnons importuns, il est maintenant trop tard.  L’autobus est encombré et ne peut plus avancer. Les manipulateurs, les idoles en carton, les hystériques, les conseillers et d’autres vermines ont tout gâché. Mais qui en est le responsable ? Pourquoi les avoir pris ?

De tous ces déchets, le plus destructeur est le sentiment de culpabilité, peu importe qu’il soit conscient ou non. Si vous constatez que le monde vous punit ou vous humilie, se comporte comme s’il se moquait de vous, essaie de vous subjuguer, alors tous les signes de la maladie sont là. Chassez à coups de pieds cette infection loin de vous. Le sentiment de culpabilité est un invité effronté dans votre maison qui, affalé dans un fauteuil et les pieds sur la table, vous dicte ses conditions. Vous êtes tout à fait en mesure de le balancer dehors si vous devenez conscient que c’est en votre pouvoir. Même si vous avez vraiment fauté, vous avez le droit de demander pardon, même une seule fois.

Le sentiment de culpabilité génère de la punition sous diverses formes, des difficultés mineures jusqu’aux plus gros problèmes. On peut se couper le doigt tout comme on peut avoir un accident. L’intention externe inscrira à coup sûr dans votre scénario une quelconque punition. C’est ainsi que fonctionne le stéréotype de la perception de monde chez l’humain : tout mauvais comportement est suivi d’un châtiment, et l’âme et l’esprit sont tout à fait d’accord sur ce point.

De plus, le sentiment de culpabilité ne cesse de pousser la polarisation au plus fort. À la suite de quoi les forces d’équilibrage attirent vers le « pécheur » toutes sortes de malheurs. Et le plus ennuyeux de tout cela, c’est que les manipulateurs vous collent comme d’agaçantes mouches. Ils sont devenus experts pour induire le sentiment de culpabilité chez leurs « clients ». Si la personne a tendance à porter le poids de la responsabilité, le manipulateur va faire tout pour la charger au maximum.

Extrait de Transurfing 5, Vadim Zeland

 


 

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