Les trois consciences de l’Etre humain

L’Etre humain est doté de trois consciences qui se sont actualisées lors de l’embryogenèse, c’est à dire lors de la création du fœtus, au stade de son développement ou il ressemblait à un « lasagne » constitué de trois feuillets embryonnaires, l’ectoderme qui se différenciera en système nerveux interne et externe, l’endoderme qui donnera naissance aux organes viscéraux et pulmonaires et le mésoderme, situé entre les deux autres couches, qui donnera naissance au cœur, au système sanguin, au squelette, aux organes génitaux et aux muscles.

Ces trois feuillets sont à l’origine des trois consciences qui nous habitent aujourd’hui, chacune de ces conscience ayant sa propre logique, son propre temps et sa propre intentionnalité.

 
Les trois consciences de l'Etre humain
 

La conscience ectodermogène

C’est une conscience basée sur l’importance donnée à l’objet, au complément d’objet direct dans une phrase. Exemple : dans la phrase,  je vois l’arbre, elle se concentre sur l’arbre qu’elle voit à l’extérieur d’elle même. C’est une conscience nourrie par l’énergie électromagnétique. Sur le plan physiologique, elle provient de l’activation électrique neuronale.

Son temps est basé sur la rotation de la terre autour du soleil, c’est le temps défini par les horloges.

Sa conscience, centré sur l’objet, cherche les solutions dans les causalités, à l’extérieur d’elle-même, créant la victimisation, la maladie de la « stacose » (mot nouveau humoristique pour traduire la phrase c’est à cause de…). On recherche une cause extérieure à nos problématiques, les virus, nos ancêtres, une enfance difficile etc.

Sa logique de séparabilité a créé les religions qui vénèrent un Dieu extérieur, séparé de sa créature, un système économique, le capitalisme, basé sur la notion duelle de riches et de pauvres et sur la notion de manque, il n’y a pas assez pour tout le monde.

Son intention est dans la pensée dualiste, dans l’effort, la lutte et la volonté. Elle est peu efficace car toute pensée étant dualiste, dans cette fréquence toute pensée actualisée active son antagoniste sous forme de pensée potentialisée dans le  non-manifesté et crée une oscillation entre ses deux pôles.

La conscience endodermogène

Elle vit dans un temps psychologique, c’est-à-dire ressenti par la personne en fonction de son vécu : une heure passée auprès de son amoureux(se) va passer beaucoup plus vite qu’une heure passée dans une attente angoissante.

Dans une phrase, elle se focalise sur le sujet, sur le je, dans l’exemple de : je vois l’arbre.

C’est une conscience fondée sur l’ego, l’individualisme. Il en découle une logique d’enfermement, de repli sur soi, sa communauté, sa famille, son ethnie, son pays etc. Elle n’est pas dans la reliance, excluant ceux qu’elle perçoit différents d’elle-même, c’est pourquoi, n’étant pas alignée sur les lois cosmiques, elle ne reçoit pas le soutien de l’Univers.

La conscience mesodermogène

Elle s’exprime par la reliance qui unit les différences. Dans la phrase qui nous sert d’exemple, je vois l’arbre, le verbe relie le sujet je, la conscience endodermogène au COD l’arbre, la conscience ectodermogène.

Son temps tend vers zéro. C’est le temps du moment présent, elle est dans une logique de reliance et de silence qui transcende le temps. Elle unifie, trouvant les éléments communs  qui unissent les différences, elle relie le monde phénoménal et l’absolu.

Son intention est activée dans le silence entre deux pensées, dans la discontinuité qui transcende la dualité. Elle ne nous devient accessible que lorsque nous avons activé, par la méditation, l’état de silence entre deux pensées, la qualité de l’observateur, la neutralité bienveillante exempte de jugement, dans notre être.

L’ego doit devenir transparent pour laisser passer la lumière réelle. Il va alors résonner avec la Source qui a créé tous les Univers par le Verbe, dans le non effort.

Texte inspiré librement des enseignements oraux de l’approche matricielle

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