Les relations spéciales d’amour (partie 4)

L’ego nous a dit que nous étions pécheur et notre culpabilité constitue la preuve qu’il doit avoir raison. Quand nos besoins ne sont plus satisfaits, la haine enfouie que nous éprouvons à l’égard de notre partenaire fait surface et l’ego nous dit de la projeter sur cet individu. Une fois encore, notre colère nous semble justifiée tandis que nous cherchons à obtenir la satisfaction de nos besoins en rendant notre partenaire coupable. « Tu m’as dit que tu m’aimais, mais regarde comment tu me traites ! ». Combien de fois l’ego n’a-t-il pas recours à cette ruse ? Même si la relation est réparée et que nous nous « réconcilions », une graine de doute est désormais semée. Celle-ci va croître à chaque brouille, imprimant un peu plus de doutes quant à l’avenir de cette relation. A ce stade, l’ego nous conseillera probablement de trouver un partenaire plus adéquat. Et ce cycle peut se répéter à l’infini, nous allons continuellement attirer un nouveau partenaire, pour finir par voir apparaître le même comportement.

Mais si nous le désirons, un autre choix s’offre à nous, nous en remettre au Saint-Esprit. Si, à n’importe quel moment de ce cycle, nous nous tournons vers Lui. Il nous conseillera de convertir l’objectif de relation et de faire, de cette relation particulière une relation sainte grâce à laquelle nous allons pouvoir apprendre Ses leçons de pardon. Voici un résumé du cercle vicieux créé par l’ego dans la relation d’amour particulière :

1. Le principe de Manque, croyance qu’il nous manque quelque chose et que nous sommes incomplets.

2. Nous cherchons à l’extérieur de nous-même le moyen de combler ce manque et de guérir notre souffrance.

3. Nous trouvons des personnes spéciales qui, selon nous, vont satisfaire nos besoins, base sur laquelle doivent débuter toutes nos relations.

4. Nous avons créé une relation fondée sur la satisfaction mutuelle de nos besoins, avec par exemple notre partenaire amoureux, nos enfants, un maître, nos patients, etc.

5. La dépendance engendre le mépris. Les personnes dont nous dépendons nous rappellent sans cesse notre indignité.

6. Quand nos besoins ne sont plus satisfaits, notre haine cachée pour l’autre personne fait surface.

7. « Nous pouvons trouver mieux ailleurs ». Notre ego nous conseille une fois de plus de chercher la solution à l’extérieur de notre esprit.

 
Les relations spéciales d’amour
 

Résumé :

Croyant que nous nous sommes réellement séparés de Dieu, nous sommes habités par un profond sentiment de péché et ce qui en découle, la culpabilité. Il est un loi psychologique selon laquelle « Toute faute mérite châtiment », et nous redoutons désormais que cela nous arrive. Nous demandons donc à l’ego de nous aider face à ce fardeau. Les Saint-Esprit qui est présent en nous nous dirait que nous n’avons rien à craindre, toute cela n’est qu’un rêve absurde, mais nous avons peur de Lui car à nos yeux, Il est l’agent d’un Dieu courroucé réclamant vengeance. Le conseil de l’ego est simple : il nous suffit d’oublier que nous nous sommes séparés de Dieu, et de nier la culpabilité qui en découle en la projetant sur nos relations et sur le monde en général. Le problème n’est désormais plus le nôtre, mais celui de tout ce qui nous entoure, vivant ou inanimé.  Ce que nous détestons en nous, nous le nions et le projetons sur nos ennemis : ce sont nos relations particulières de haine. Notre colère contre eux exige qu’ils changent de comportement pour rétablir notre paix perdue. Vu comme étant extérieur à nous-mêmes, notre problème est donc impossible à guérir.

L’arme la plus puissante  dont l’ego dispose contre Dieu est la relation particulière d’amour. Ressentant un vide sérieux en nous « principe du manque », nous recherchons des personnes spéciales (partenaires amoureux, amis, parents, thérapeutes, etc.) pour combler par leurs attributs (argent, admiration, sexe, sécurité, aide, etc.) notre puits de désespoir. Mais nous ne faisons ainsi que rechercher un substitut à la seule relation qui pourrait nous satisfaire : la relation avec Dieu, que nous croyons avoir perdue pour toujours.

Librement inspiré de La Guérison Radicale, Une introduction au Cours en Miracles, Michael Dawson.

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