Les relations spéciales d’amour (partie 3)

Examinons plus attentivement ce qui se passe dans une relation spéciale d’amour, par exemple un couple vivant une relation de co-dépendance. Nous avons choisi cet exemple, mais ce que nous allons explorer s’applique à toutes les formes de relations fondées sur le besoin. Ressentant une souffrance et un vide en nous, nous cherchons quelqu’un pour remplir ce vide. C’est comme si nous avions dans notre cœur un puits sans fond que nous espérons pouvoir remplir avec quelque chose venant de l’extérieur.

Nous cherchons quelqu’un de spécial, doté de caractéristiques particulières. Notre ego se montre toujours très sélectif et va nous établir une liste appropriée, comme nous le faisons avant de partir faire les courses. Cette liste indiquera le type de morphologie et les traits de caractère que nous attendons de notre partenaire, son âge, sa taille, sa couleur, son degré de beauté… a-t-il bien le sens de l’humour, est-il gentil, sensible, attentionné ?

« La relation particulière est totalement insignifiante sans un corps. Si tu l’estimes, tu dois aussi estimer le corps. Et ce que tu estimes, tu le gardes. La relation particulière est un mécanisme pour limiter ton soi à ton corps, et pour limiter ta perception des autres aux leurs. »

 
Les relations spéciales d’amour
 

Peut-être recherchons-nous un « père protecteur » ou une « gentille mère » pour veiller sur nous. Ou bien au contraire, peut-être allons-nous désirer un « enfant dépendant » afin de nous sentir indispensables et avoir quelqu’un à qui porter secours. Lorsque nous trouvons quelqu’un qui correspond à nos besoins (conformément à notre liste d’emplettes) et que nous correspondons aussi à ses besoins, il se forme une relations spéciale d’amour.

Les premiers temps sont souvent appelés « lune de miel », car durant cette période les deux partenaires connaissent le bonheur, ayant le sentiment qu’enfin leur puits sans fond a été comblé. On dit qu’ils sont tombés amoureux, mais en réalité ils sont tombés dans les besoins. Tant que ces besoins sont mutuellement satisfaits, le couple n’a pas conscience que cette relation ne constitue qu’une autre relations spéciale de haine, mais habillée d’un contour séduisant.

En effet, notre partenaire constitue un rappel permanent du peu de valeur que nous nous accordons, et cela, pour la simple raison que nous l’utilisons pour remplir notre puits sans fond. Détestant ce manque d’estime de nous-mêmes et cette culpabilité qui nous habitent, nous ne pouvons que détester ceux qui nous les rappellent. Notre dépendance vis-à-vis de notre partenaire finira par engendrer le mépris car nous haïssons dépendre des autres.

C’est ainsi qu’en fin de compte, la relation spéciale accroît notre souffrance et notre vide au lieu de les atténuer comme nous l’avions tout d’abord inconsciemment espéré. Nous voyons donc nettement que l’objectif de toute relation spéciale, qu’elle soir de haine ou d’amour, est de créer de la culpabilité et de nous maintenir ainsi dans notre croyance de l’ego.

A suivre.

Librement inspiré de La Guérison Radicale, Une introduction au Cours en Miracles, Michael Dawson.

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