L’école, de l’élevage hors sol

Je vous préviens, comme le titre l’indique le ton que je vais employer va être excessif et pourra aussi être jugé caricatural. Je comprends qu’il puisse être choquant. Mais le système scolaire est une institution tellement admise, dans notre inconscient, tellement considérée comme une norme qu’il est temps d’ouvrir les yeux sur son but réel. Les méthodes pédagogiques sont souvent critiquées mais l’institution même est rarement remise en cause.

Ayant eu la chance d’accompagner mon fils cadet qui a choisi d’être instruit en famille à partir de l’âge de 11 ans jusqu’à ses 17 ans, j’ai pu découvrir l’énormité du formatage scolaire d’autant plus que je pouvais comparer avec le vécu de l’aîné, qui lui avait choisi de rester dans le système scolaire. Je vous rappelle ici que l’école n’est pas obligatoire en France. C’est l’instruction qui l’est jusqu’à l’âge de 16 ans.

Avez-vous déjà pensé à l’énormité que cela représente de demander à des enfants de rester assis toute la journée dès l’âge de 6 ans. Avez-vous remarqué qu’un enfant non contraint est toujours en activité ? Avez-vous remarqué que sous couvert de la sécurité, presque toutes les écoles sont grillagées et bitumées, les enfants enfermés comme dans une prison.

Ils apprennent à obéir à un adulte, détenteur de l’autorité et supérieur hiérarchique de droit.

Ils y acquièrent des compétences qui seront surtout utiles pour faire de bons travailleurs, à l’âge adulte, habitués à l’ennui, à la passivité et au respect de la hiérarchie.

L’énergie vitale créatrice qui les animent à la base s’éteint pour ne pas dire se meure pour certains.
 
 
L'école, de l'élevage hors sol
 
Les enfants qui ont plutôt un cerveau droit dominants sont plutôt rêveurs et intuitifs. Ils ont une pensée globale, coopérative et créatrice, une fibre artistique bien développée. Ils sont rapidement classés dans les mauvais élèves puisqu’ils sont inadaptés au système scolaire. Ils perdent rapidement confiance en eux, se traitent de nuls, pleurent le soir pour faire leurs devoirs. Les addictions à la drogue ou à l’alcool deviennent trop souvent leur seul échappatoire pour endormir leur sensibilité exacerbée et incomprise ainsi que pour oublier la faible estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Et le tour est joué, ceux qui pourraient jouer les trublions en apportant des idées nouvelles pour réformer la société sont mis hors circuit.

Les enfants, par contre, qui ont plutôt un cerveau gauche dominant ont une pensée logique, linéaire, compétitive. Ils ont d’excellents résultats scolaires, passent pour la plupart un bac scientifiques et plus tard, ils deviennent les « chefs » qui sont très bien adaptés au système, aiment en profiter et le maintiennent bien en place. Ils deviennent les gardiens du troupeau.

Bien sûr, l’idéal est d’avoir les deux cerveaux qui fonctionnent de manière équilibré mais avec l’éducation actuelle, peu de personnes ont cette capacité de manière naturelle.

L’école c’est aussi de l’allotement, c’est un terme d’élevage du bétail qui signifie regrouper les animaux par classe d’âge et de poids pour obtenir un meilleur rendement. En regroupant les enfants par classe d’âge, on fait croire aux parents que chaque enfant doit acquérir les mêmes compétences au même âge et si ce n’est pas le cas, l’enfant est hors norme, les parents sont inquiets et augmentent la pression subie par l’enfant. Qui a décrété que tous les enfants devaient apprendre à lire à 6 ans par exemple ? On nie complètement l’individualité et le rythme propre à chaque enfant.

Quand on laisse le jeune se développer à son rythme, quand son cerveau est prêt à apprendre une nouvelle compétence il l’acquière très très vite mais à condition qu’il ne soit pas épuisé par des rythmes scolaires éreintants et bruyants qui émoussent sa curiosité.

Pour rassurer certains parents, je vous partage que mon fils a appris à faire du vélo à 8 ans, à nager à 10 ans et il a commencé à pouvoir lire des petits livres à 12 ans. Par contre à 14 ans il a passé tout l’hiver à lire, il avait le temps puisqu’il était à la maison et il a découvert le plaisir de la lecture sans contraintes. Et il a fait des progrès en anglais en ne le pratiquant que de manière passive en visionnant des vidéos en anglais sous titrés en anglais, mais cela ne l’a intéressé seulement qu’à partir de l ‘âge de 15 ans.

Les enfants apprennent par l’exemple et la vie quotidienne. Les plus grands montrent au plus jeunes,

Ils comprennent l’intérêt des maths pour suivre une recette de cuisine ou bricoler, l’intérêt du français quand ils commencent à avoir envie de lire ou d’écrire. Quand on respecte le rythme d’apprentissage du jeune, les acquisitions se font vraiment simplement et dans la fluidité. Une des phrases que j’ai le plus entendu au début était mais comment ce jeune va t-il être socialisé ? C’est l’expérience qui m’a fait découvrir l’ironie de cette remarque. Un jeune qui est à la maison a du temps pour rencontrer plein de personnes d’âge différent, de milieux sociaux différents. Il est toujours disponible pour toute activité exceptionnelle, festival, activité culturelle, manuelle ou sportive qui le tente. Il vit dans un milieu ouvert beaucoup plus riche en expériences que celles que l’école offre. Et le jour ou j’ai dépassé cette peur de cette fausse idée de la socialisation par l’école, eh bien les questions à ce sujet ont cessé.

Je ne m’étendrai pas sur le contenu des programmes scolaires qui bien sûr sont truffés de mensonges, et de propagande et qui apprennent surtout aux jeunes à avoir peur de la guerre, des microbes, du sida, des criminels et j’en passe…

Pour finir deux sites avec des ressources utiles sur le sujet :

http://laia.asso.free.fr/

http://www.lesenfantsdabord.org/

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