Le passage à l’action (partie 1)

L’étape du passage à l’action est souvent difficile à réaliser. À cause de leurs peurs, plusieurs personnes la remettent constamment au lendemain, en évoquant les meilleures raisons du monde pour se donner bonne conscience. Pour certaines, la peur est tellement grande qu’elles préfèrent s’enliser dans la sécurité du connu, même si cette sécurité s’accompagne d’inconfort, voire de souffrance.

D’autres personnes refusent de passer à l’action parce qu’elles trouvent des avantages conscients ou inconscients à rester dans leur situation. Nourrir leur épreuve est parfois le seul moyen qu’elles connaissent pour obtenir un peu d’attention.

 
Le passage à l’action (partie 1)
 



Certaines craintes sont toutefois justifiées. Certes, agir dans le sens indiqué par l’intuition implique souvent d’emprunter des chemins fort différents de tous ceux qu’on a toujours pris. C’est se libérer de comportements répétitifs ; c’est s’ouvrir au changement et à l’inconnu, ce qui est loin d’être évident. Dépasser ses peurs nécessite souvent une bonne source de motivation. Aussi, pour que, si près du but, vous n’abandonniez pas, je terminerai cet ouvrage en vous entretenant de sujets qui, je l’espère, vous encourageront à passer à l’action dès que vous aurez terminé la lecture de ce chapitre. Ces sujets sont :

– le type d’action qui entretient la souffrance
– le type d’action qui favorise l’épanouissement
– le type d’action qui entretient la souffrance

Ce qui incite à agir, c’est la motivation, c’est-à-dire le stimulant intérieur qui réveille l’énergie de l’action. Ce catalyseur, qui agit généralement sur le plan inconscient, détermine vos comportements et suscite un type d’action bien particulier selon sa nature. Par exemple, les agissements qui nourrissent la souffrance sont motivés par des malaises. Si vous n’êtes pas conscient de vos émotions désagréables, elles vous mèneront comme un maître mène ses esclaves.

Elles vous forceront à poser des gestes et prononcer des paroles que vous regretterez par la suite. Elles susciteront des actions qui vous rendront malheureux parce qu’elles seront défensives. Si c’est l’impatience qui vous possède et que vous ne l’identifiez pas, votre action peut être impulsive.

Mon impatience à guérir mon corps le plus rapidement possible m’a poussée à accomplir une multitude d’actions impulsives, lesquelles n’ont servi qu’à miner mon énergie vitale et qu’à affaiblir mon système immunitaire, déjà très hypothéqué par la maladie. Au lieu de soulager ma souffrance, j’ai contribué à l’accroître.

Cela dit, l’impatience n’est pas seule à provoquer de tels comportements. Si vous agissez motivé par la peur, vos comportements seront sans doute opprimants ou, au contraire, empreints de soumission ou de sauve-qui-peut. Si le ressentiment vous possède, votre action sera possiblement vindicative.

Quand votre stimulant est la culpabilité, votre action est souvent punitive ou autopunitive et lorsque la colère vous habite, votre action est, dans bien des cas, plus ou moins agressive. L’insécurité, pour sa part, engendrera probablement une action « contrôlante ».

Il en est ainsi de toutes les émotions dites négatives qui ne sont pas conscientisées dans l’ici et maintenant des situations qui les suscitent. Elles agissent comme des moteurs puissants qui possèdent le pouvoir d’empoisonner votre vie.

Donc, chaque fois que vos comportements sont provoqués par des malaises plus ou moins intenses dont vous n’êtes pas conscient, il y a de fortes possibilités que vous agissiez de manière insatisfaisante et que vous vous fassiez plus de mal que de bien. Dans ces moments-là, au lieu de trouver la paix, la sérénité ou la santé que vous recherchez, vous accentuerez votre douleur physique ou votre douleur morale. Que pouvez-vous faire alors pour que vos actions vous soient favorables ?

A suivre…

Extrait de « Les  étapes du lâcher-prise », Colette Portelance


 

Commentaires

  1. Bonjour Philippe,
    Merci beaucoup pour cet article sur le passage à l’action. Il me parle particulièrement, notamment en ce qui concerne les peurs.
    Je t’embrasse chaleureusement ainsi que Caroline

  2. Merci Philippe…”L’insécurité, pour sa part, engendrera probablement une action  contrôlante.” je suis curieuse de lire la suite. Dans tous les cas, merci déjà car l’invitation me semble être dans l’instant où je lis à plus d’attention et de conscience, encore et encore et à chaque instant.

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