La voie de la réalisation de soi

Il est facile de distinguer le sommet lumineux d’une montagne et d’admirer certaines de ses merveilles en demeurant sagement dans la vallée. Certains, toutefois, souhaitent respirer l’air raréfié des cimes. Peu emprunteront le sentier qui mène au pied de la montagne et, à partir de là, tenteront l’ascension de leur vie. Si vous souhaitez apprendre à vous libérer pour vivre au présent, considérez ceci comme une invitation, une instruction et un impératif spirituel. Accueillez ces mots dans votre cœur.

Certains empruntent la voie d’en haut.
D’autres, la voie d’en bas.
Certains sont accompagnés d’amis et de parents.
D’autres cheminent seuls.

Certains voyagent avec des clowns et des animaux.
D’autres se contentent de chaussures de marche.
Certains voyagent avec des gourous et des saints.
D’autres se contentent d’ivrognes.

 
La voie de la réalisation de soi
 

Certains piétinent sur place.
D’autres sprintent jusqu’à la ligne d’arrivée.
Certains voyagent la tête pleine de rêves.
D’autres préfèrent laisser leurs rêves en arrière.

Certains attendent le lever du soleil pour prendre la route.
D’autres préfèrent marcher de nuit.
Certains refusent de prendre la route,
Mais finissent par la prendre quand même…
D’autres en revanche affirment vouloir partir,
Mais ne marchent que lorsqu’il devient impossible de rester sur place.

Certains prennent la route avec un sourire forcé.
D’autres l’inondent de leurs larmes.
Certains soulèvent la poussière en dansant
Heureux d’aller là où la route les entraînera !
Certains prient tout le long du chemin.
D’autres chantent pour combler le vide.
Ils tournent un coin et ne voient qu’une route qui s’étire vers le lointain.

Certains en aident d’autres à marcher.
D’autres ne peuvent s’empêcher de souhaiter
Etre en avant de tout le monde.
Certains se plaignent tout le long du chemin.
D’autres sont reconnaissants de pouvoir être capables de marcher.
Ce qui compte, ce n’est pas la manière dont nous prenons la route…
Ce qui compte, c’est de la prendre.

Extrait de Vivre et lâcher prise, Guy Finley

 


 

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