La réelle alternative

Il y a une tendance à penser que le monde peut offrir consolation et évasion des problèmes mêmes qu’il a pour but de garder. Pourquoi le ferait-il ?

Parce que c’est un lieu où le choix parmi des illusions semble être le seul choix. Et c’est toi qui contrôles les conséquences de ton choix.

Ainsi tu penses qu’à l’intérieur de la mince tranche qui va de la naissance à la mort, un peu de temps t’est donné à utiliser pour toi seul; un temps pendant lequel chacun est en conflit avec toi, mais tu peux choisir quelle route te fera sortir du conflit, et te mènera loin des difficultés qui ne te concernent pas.

Or tu es concerné. Comment, donc, peux-tu en échapper en les laissant derrière toi ? Ce qui doit aller avec toi, tu l’emporteras, quelle que soit la route que tu choisis de suivre.

 
La réelle alternative
 

Un choix réel n’est pas une illusion. Mais le monde n’en a pas à offrir. Toutes ses routes ne mènent qu’au désappointement, au néant et à la mort. Il n’y a pas de choix dans ses alternatives.

Ne cherche pas à échapper des problèmes ici. Le monde a été fait pour que les problèmes soient sans issue. Ne sois pas trompé par tous les noms différents donnés à ses routes. Elles ont une seule fin. Et chacune n’est que le moyen de gagner cette fin, car c’est ici que toutes ses routes mèneront, si différentes qu’elles paraissent au départ; si différentes qu’elles paraissent en chemin.

Leur fin est certaine, car il n’y a pas de choix parmi elles. Elles mènent toutes à la mort. Sur certaines, tu voyages gaiement pendant un moment, avant que n’entre la désolation. Sur d’autres, les épines se font sentir immédiatement. Le choix n’est pas quelle sera la fin, mais quand elle viendra.

Il n’y a pas de choix là où chaque fin est certaine. Peut-être préférerais-tu les essayer toutes avant d’apprendre réellement qu’elles ne font qu’un. Les routes que ce monde peut offrir semblent être en très grand nombre, mais le temps doit venir où chacun commence à voir combien elles se ressemblent les unes les autres. Des hommes sont morts en voyant cela, parce qu’ils ne voyaient pas d’autre voie que les chemins que le monde offrait.

Et en apprenant qu’ils ne menaient nulle part, ils ont perdu espoir. C’était pourtant le moment où ils auraient pu apprendre leur plus grande leçon. Tous doivent atteindre ce point, puis aller au-delà. Il est certes vrai qu’il n’y a pas du tout de choix en ce monde. Mais ce n’est pas la leçon en soi. La leçon a un but, et par là tu en viens à comprendre à quoi elle sert.

Pourquoi chercherais-tu à essayer une autre route, une autre personne ou un autre lieu, quand tu as appris comment commence la leçon, mais sans percevoir encore à quoi elle sert? Son but est la réponse à la quête que doivent entreprendre tous ceux qui croient encore qu’il y a une autre réponse à trouver. Apprends maintenant, sans désespoir, qu’il n’y a pas d’espoir de réponse dans le monde. Mais ne juge pas la leçon qui ne fait que commencer par cela.

Ne cherche pas dans le monde un autre panneau qui semble indiquer encore une autre route. Ne cherche plus d’espoir là où il n’y en a pas. Apprends vite maintenant, et comprends que tu ne fais que perdre du temps à moins que tu n’ailles au-delà de ce que tu as appris vers ce qu’il te reste à apprendre.

Car de ce point le plus bas l’apprentissage te mènera jusqu’à des sommets de bonheur, dans lesquels tu vois le but de la leçon resplendissant, et parfaitement dans les limites de ta capacité d’apprendre.

Extrait de « Un Cours en Miracle ». Traduit de l’anglais par Denis Ouellet en collaboration avec Franchita Cattani

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