Je change mes croyances – Partie 1

Dire non aux messages négatifs des parents, sentir la colère à l’intérieur de soi et l’exprimer aide à se dégager de leur influence. C’est une étape nécessaire mais non suffisante. Reste à guérir l’enfant en vous.

Cet exercice est aussi utile pour les adolescents ainsi que pour les enfants qui ont subi un traumatisme, une hospitalisation, une humiliation à l’école. Comme ils sont encore petits et donc qu’ils n’ont pas la puissance nécessaire pour s’opposer à un adulte, invitez-les à visualiser qui ils désirent pour les aider dans leur passé : une personne en qui ils aient toute confiance et qui aie l’autorité nécessaire. Ce peut être maman, papa, un oncle, ou un personnage imaginaire : « casimir », « superman », ou « spiderman » qui vient défendre et protéger l’enfant qu’ils étaient.

Installez-vous confortablement pour cette méditation1. Vous pouvez l’enregistrer avec votre voix en la mettant à la première personne. Parlez lentement, tranquillement, tendrement. Laissez quelques minutes s’écouler entre chaque paragraphe.

 
Je change mes croyances
 

LA GUÉRISON DE L’ENFANT INTÉRIEUR

Fermez les yeux, respirez.

Visualisez entre vos sourcils un point de lumière bleu.
Ce point de lumière va parcourir votre corps et détendre un à un chaque muscle. La lumière balaie le front, descend autour des yeux, le long du nez, détend la mâchoire, et même la langue.

Le point bleu descend dans le cou, l’épaule droite, le bras droit, jusque dans les doigts. Le point de lumière bleu remonte, traverse la poitrine, l’épaule gauche, le bras gauche, jusque dans les doigts. La lumière caresse le ventre, relâche le bassin, descend dans la jambe droite, jusque dans les orteils, remonte, passe dans la jambe gauche, jusque dans les orteils.

Le point de lumière bleu se pose sur le coccyx, relâche, détend. Il remonte la colonne vertébrale, vertèbre après vertèbre, les lombaires, les dorsales, les cervicales, parcourt le crâne, relâche les os, illumine tout le cerveau.
Et comme vous respirez calmement, profondément, une bulle de douce lumière bleue vous enveloppe.

Laissez votre corps se détendre et partez mentalement dans une forêt.
Un grand arbre se dresse devant vous, solide, il étend majestueusement ses branches dans le ciel.

Approchez-vous. Entourez-le de vos bras, posez la joue contre l’écorce. Sentez son énergie.

Asseyez-vous maintenant le dos contre l’arbre, évoquez vos difficultés actuelles. Ressentez les émotions, les sensations suscitées par ces images.

L’enfant en vous est blessé.

Non loin de l’arbre, vous apercevez une grotte, profonde. Vous savez qu’elle mène à une scène de votre passé. Une scène douloureuse de votre enfance.

Vous, adulte, allez intervenir dans votre passé, pour aider, soutenir cet enfant que vous étiez.

Tandis que vous continuez de méditer sous l’arbre, une image de vous se lève et se dirige vers la grotte.

Descendez les marches qui se présentent devant vous.

Vous arrivez devant une porte. Derrière cette porte se déroule une scène de votre enfance. Vous savez que vous allez la regarder de l’extérieur, comme au cinéma. Ouvrez la porte.

Regardez l’enfant que vous étiez. Regardez son visage. Observez ce qui se passe autour de lui.

Intervenez dans ce qu’il est en train de vivre. Soyez le témoin, le défenseur qu’il n’a jamais eu. Regardez vos parents, regardez celui ou celle qui est en train de blesser l’enfant et dites-lui, dites-leur ce que vous n’avez jamais osé dire. Dites-leur qu’il est injuste de traiter un enfant de cette façon, dites-leur que leur comportement est intolérable.

Rien, jamais, ne justifie que l’on blesse un enfant, qu’on le ridiculise ou qu’on le manipule.

Laissez s’évanouir les images de vos parents et tournez-vous vers l’enfant que vous étiez.

Vous allez lui donner votre amour, il en a vraiment besoin.

A suivre…

Extrait de Fais-toi confiance, Isabelle Filliozat

 


 

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