Guérison des blessures et transformation des masques

J’ai observé un fait très intéressant concernant les peurs : la personne portant un masque particulier ne se rend pas compte de sa peur, mais que les gens autour d’elle voient facilement ce qu’elle veut éviter à tout prix.

• La plus grande peur du fuyant est la panique. Il ne s’en rend pas compte, car il s’éclipse juste avant de paniquer et, très souvent, au cas où il paniquerait. Par contre, les autres à ses côtés se rendent compte de son agitation, car ses yeux le trahissent la plupart du temps.

• La plus grande peur du dépendant est la solitude. Il ne la voit pas, car il s’arrange pour être rarement seul. Lorsqu’il l’est, il peut se faire croire qu’il est bien seul sans toutefois réaliser qu’il recherche fébrilement des occupations pour passer le temps. En l’absence de présence physique, la télévision et le téléphone lui tiendront compagnie. Pour ses proches, il est plus facile de voir et surtout de sentir cette grande peur de la solitude en lui, même lorsqu’il est entouré de personnes. Ses yeux tristes le trahissent aussi.

 
Guérison des blessures et transformation des masques
 

 

 

• La plus grande peur du masochiste est la liberté. Il ne se croit pas et ne se sent pas libre à cause des nombreuses contraintes et obligations qu’il se crée. Par contre, ceux qui l’entourent le considèrent comme étant très libre, car il trouve en général le moyen et le temps de faire ce qu’il avait décidé de faire. Il n’attend pas après les autres pour décider. Même si ce qu’il choisit l’empêche d’être libre, aux yeux des autres, il a toute la liberté de décider autrement s’il le voulait. Ses grands yeux ouverts sur le monde nous montrent son grand intérêt pour tout et son désir de vivre plusieurs expériences.

• La plus grande peur du contrôlant est la dissociation et le reniement. Il ne voit pas à quel point il crée des situations de conflit ou des problèmes pour ne plus parler à quelqu’un. Bien qu’il s’attire des séparations ou des situations où il renie quelqu’un, il ne voit pas qu’il en a peur. Au contraire, il se fait croire que ces séparations ou reniements sont mieux pour lui. Il pense qu’ainsi il ne se fera plus avoir. Le fait qu’il soit très sociable et qu’il aille facilement vers de nouvelles connaissances l’empêchent de voir le nombre de personnes qu’il a mises de côté dans sa vie. Ceux qui l’entourent s’en rendent compte plus facilement. Ses yeux aussi le trahissent. Ils deviennent durs et peuvent même faire peur au point d’éloigner les autres lorsqu’il est en colère.

• La plus grande peur du rigide est la froideur. Il a de la difficulté à reconnaître cette froideur, car il se considère comme une personne chaleureuse qui fait son gros possible pour que tout soit juste et harmonieux autour de lui. Il est aussi fidèle à ses amis en général. Par contre, son entourage voit fréquemment cette froideur chez lui, non seulement dans ses yeux, mais aussi dans son attitude sèche et raide, surtout lorsqu’il se sent accusé injustement.

La première étape pour guérir une blessure consiste à la reconnaître et à l’ACCEPTER, sans pour autant être d’accord avec le fait qu’elle soit là.

Accepter signifie la regarder, l’observer tout en sachant qu’avoir encore des choses à régler fait partie de l’expérience d’être humain. Ce n’est pas parce que quelque chose te fait encore mal que tu es une mauvaise personne.

Avoir été capable de te créer un masque pour ne pas souffrir a été un acte héroïque, une démarche d’amour envers toi-même. Ce masque t’a aidé à survivre et à t’adapter à l’environnement familial que tu as toi-même choisi avant de t’incarner.

Extrait de Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau


 

Commentaires

  1. “Le masque, acte héroïque pour ne pas souffrir”! Belle suite du “passage à l’action” qui m’avait rappelé l’insécurité. Mille merci Philippe pour ce texte -là aussi! ET UN TRÈS HEUREUX NOEL!

Laisser un commentaire