Emile Coué (la fameuse méthode) et la spiritualité

J’ai effectué quelques recherches sur Google, et je suis surpris qu’à ce jour personne n’a écrit un article sur Coué et la spiritualité. Certes au premier abord, il n’y aucun rapport entre les deux. Mais ce qui est cocasse, c’est qu’il a mis le doigt sur un grand nombre de sujets spirituels, sans jamais chercher à pousser la réflexion un peu plus loin. Il en résulte qu’un grand nombre de ses pensées et préceptes peuvent parfaitement aider le lecteur à avancer sur le chemin, sans se poser trop de questions, ce qui a l’avantage de ne pas faire carburer le mental.

Voici donc quelques extraits de « La maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente, Emile Coué, 1925 ». Dans ces textes il ne parle pas de « lâcher-prise », de « prise de conscience », de « laisser passer la Lumière », de « méditation », de « physique quantique », d’ « intuition », etc., mais cette sagesse non exprimée est sous-jacente.

 
Emile Coué (la fameuse méthode) et la spiritualité
 

Extraits :

Mettez-vous dans l’esprit que vous devez obtenir tel résultat et vous trouverez les moyens nécessaires pour y arriver, et sans chercher, ce qu’il y a de plus curieux.

Plus vous faites de bien aux autres, plus vous vous en faites à vous-même.

L’altruiste trouve sans le chercher ce que l’égoïste cherche sans le trouver.

Quand deux personnes vivent ensemble, les concessions dites mutuelles viennent presque toujours de la même personne.

L’hérédité existe surtout par l’idée qu’on se fait qu’elle est d’une réalisation fatale.

Je n’impose rien à personne, j’aide simplement les gens à faire ce qu’ils désireraient faire, mais qu’ils se croient incapables de faire. C’est non pas une lutte, mais une association qui existe entre eux et moi. Ce n’est pas moi qui agis, mais une force qui existe en eux et dont je leur apprends à se servir. Ne vous inquiétez pas de la cause du mal, constatez simplement l’effet et faites-le disparaître. Peu à peu votre inconscient fera disparaître aussi la cause si cela est possible.

Si vous souffrez, ne dites jamais : « Je vais essayer de faire disparaître cela », mais : « Je vais faire disparaître cela » ; car lorsqu’il y a doute, il n’y a pas de résultat.

La clef de ma méthode réside dans la connaissance de la supériorité de l’imagination sur la volonté.

Apprenons à cultiver notre caractère, apprenons à dire les choses promptement, clairement, simplement et avec une détermination calme : parlons peu, mais clairement ; ne disons que juste ce qu’il faut.

Cultivons l’empire sur nous-mêmes. Évitons la colère, car la colère use notre réserve d’énergie ; elle nous affaiblit. Elle n’accomplit jamais rien de bon ; elle ne fait que détruire et toujours elle est un obstacle au succès.

Soyons calmes, doux, bienveillants, sûrs de nous, et de plus, sachons nous suffire à nous-mêmes.

L’inconscient dirige tout chez nous et le physique et le moral. C’est lui qui préside au fonctionnement de tous nos organes et même de la plus petite cellule de notre individu par l’intermédiaire des nerfs.

Craindre la maladie, c’est la déterminer.

C’est se faire illusion que de croire qu’on n’a plus d’illusions.

Ne passez pas votre temps à chercher les maladies que vous pouvez avoir, car si vous n’en avez point de réelles, vous vous en créerez d’artificielles.

Ce n’est pas en moi qu’il faut avoir confiance, mais en vous-mêmes, car c’est en vous seul que réside la force qui vous guérira. Mon rôle consiste simplement à vous apprendre à vous servir de cette force.

Quand il y a conflit entre la volonté et l’imagination, c’est toujours l’imagination qui l’emporte. Dans ce cas trop fréquent, hélas ! non seulement nous ne faisons pas ce que nous voulons, mais le contraire de ce que nous voulons. Exemple : plus nous voulons dormir, plus nous voulons trouver le nom d’une personne, plus nous voulons nous empêcher de rire, plus nous voulons éviter un obstacle en pensant que nous ne pouvons pas, plus nous sommes surexcités, plus le nom nous fuit, plus notre rire éclate, plus droit nous courons sur l’obstacle.
C’est donc l’imagination et non la volonté qui est la première faculté de l’homme ; aussi est-ce commettre une grave erreur que de recommander aux gens de faire l’éducation de leur volonté, c’est l’éducation de leur imagination qu’ils doivent faire.

Les choses ne sont pas pour nous ce qu’elles sont, mais ce qu’elles nous semblent être ; ainsi s’expliquent les témoignages contradictoires de personnes qui se croient de bonne foi.

Chacune de nos pensées, bonne ou mauvaise, se concrète, se matérialise, devient, en un mot, une réalité, dans le domaine de la possibilité.

Nous sommes ce que nous nous faisons et non pas ce que le sort nous fait.

On prêche toujours l’effort, il faut le répudier. Car qui dit effort dit volonté, qui dit volonté dit entrée en jeu possible de l’imagination en sens contraire, d’où, dans ce cas, résultat précisément contraire à celui que l’on cherche à obtenir.

Si certaines personnes n’obtiennent pas de résultats satisfaisants avec l’autosuggestion, c’est, ou bien parce qu’elles manquent de confiance, ou bien parce qu’elles font des efforts, ce qui est le cas le plus fréquent. Pour se faire de la bonne suggestion, il est absolument nécessaire de ne faire aucun effort. Celui-ci implique l’usage de la volonté tandis que la volonté doit être nécessairement laissée de côté. C’est exclusivement à l’imagination qu’il faut avoir recours.

Fin des extraits.

Ce dernier paragraphe nous montre qu’il n’était pas loin de trouver le chemin vers l’éveil. En remplaçant simplement le mot imagination (recherche liée au mental) par intuition (faire le vide, méditer), cela change tout.

 


 

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