Du big bang à l’insecte

Je suis un habitué des randonnées, et ce matin j’ai enfilé un pull en plus pour braver le froid.
J’ai ma rando préférée qui passe entre des champs et traverse une grande forêt. A mi-parcours il y a une grosse pierre blanche au croisement de deux chemins. Je m’arrête à chaque fois pour y apposer mes mains et méditer un peu avec elle. Ce matin en rouvrant les yeux j’ai observé un insecte qui parcourait la partie de la pierre qui est couverte de mousse.

Cet insecte m’a inspiré. Lorsque nous observons un insecte, celui-ci a eu une vie avant d’arriver dans notre champ de vision. Il a déjà vécu quelques jours, semaines, mois ou années. Imaginez son parcours, à sa taille, son adaptation aux saisons, sa vie en groupe ou solitaire, sa reproduction. En remontant jusqu’à sa naissance, ces parents ont aussi eu une vie, etc., etc., etc., pendant des centaines, des milliers, des millions d’années… L’insecte que nous voyons devant nous est la somme de toute la vie de ses ancêtres. Il en est de même pour l’Homme, les animaux, les plantes.

Du big bang à l'insecte

La plupart d’entre nous avons eu dans l’enfance des expériences qui consistaient à tuer des insectes. Souvent simplement par jeu du mental, qui veut prouver sa supériorité en écrasant et en prenant la vie. Il n’y a pas lieu de nous juger par rapport au passé, simplement de réfléchir à ce que nous avons fait, pourquoi, dans quelles conditions. De réfléchir la prochaine fois que l’on croise le chemin d’un insecte. De le laisser simplement vivre, de le remettre à l’extérieur s’il est rentré dans l’habitat. Il ne s’agit pas non plus de se laisser piquer par un moustique sous prétexte de respecter la vie, à chacun de voir où commence son bien-être.

Tout ce qui constitue la vie que nous observons est le résultat d’une série immense de vies et d’expériences. En continuant à remonter le temps, les cellules originelles qui ont créé cette vie étaient sur la Terre naissance, et encore avant dans l’énergie du point d’origine du big bang.
Observer la beauté de la vie, quelle que soit sa forme dans la nature ou dans son prochain, c’est aussi avoir le privilège de voir le résultat de tout l’amour de l’univers depuis des milliards d’années. Prendre la vie en tuant, même un insecte, c’est mettre fin à un élan d’amour qui dure depuis toujours.

Voir son propre corps et toutes les cellules qui le composent sous l’angle de l’aventure de la Vie depuis l’origine des temps, cela donne envie de le choyer, de s’occuper de lui. L’animal sait intuitivement quelle nourriture est bonne pour lui. L’Homme a perdu cette capacité et se laisse conditionner par son mental (il suffirait d’accepter de se nourrir plus sainement), l’éducation, l’effet de masse, les multinationales agroalimentaires, etc. Il ne se rend même pas compte de tout cela puisque son propre jugement est altéré par tout cet empoisonnement massif… Il s’empoisonne même consciemment avec le tabac, l’alcool et les drogues.

Réfléchissons à notre place dans ce monde où la Vie nous entoure. Que faisons-nous individuellement pour que cette « colocation » se passe le plus harmonieusement possible ? Et pour la Vie en nous, sommes-nous certains de ne pas nous laisser berner par un mental qui néglige le corps qui l’héberge ? A chacun de faire son choix, en pleine conscience, pour la Vie en soi et autour de soi.


 

Commentaires

  1. Du Big Bang à l’insecte.

    Nous faisons partie d’un tout, sans hiérarchie, avec la faune, la flore, la terre, le ciel, l’eau, l’air. Les religions monothéistes, ainsi que l’évolution de l’homme blanc ont fait qu’il s’est senti supérieur à la Nature.
    Il est temps de respecter ce qui nous entoure, de respecter le vivant.

    En deux phrases succinctes, un vaste sujet.

    Belle semaine à vous

    Orcanette

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