Deuil et société

Il est bien connu maintenant que tous les deuils, passent par 4 phases : le déni qui est le refus de la réalité de l’expérience en cours, puis la colère, la révolte, le sentiment d’injustice face à la situation endurée, suivis de la dépression qui nous donne l’impression d’être dans un trou noir sans fin en n’ayant plus envie de rien et enfin vient l’acceptation.
Les rapports que les uns et les autres entretiennent avec cette société dite de consommation peut être corrélé avec ce phénomène.

Le déni : nous pouvons le voir à l’œuvre au travers des personnes qui croient vivre dans une démocratie, qu’il faut être un bon citoyen parce que l’état veut notre bien et que nos impôts servent aux biens communs (infrastructures, éducation, santé). Ce sont les personnes qui se sentent adaptées à la société telle qu ‘elle est est. Ils ne veulent pas voir la réalité en face. Mais souvent le réveil sonne et elles passent au stade suivant :

 
Deuil et société
 

La révolte : elle s’exprime quand les personnes découvrent tous les mensonges, toutes les manipulations, toutes les injustices, qui se basent le fondement de la société. C’est l’étape du militantisme, des manifestations, d’être contre les OGM, les centrales nucléaires, les patrons, etc.
C’est un stade où nous dépensons beaucoup d’énergie, nous partons en croisade pour défendre nos valeurs, convaincus de permettre ainsi l’avènement d’un monde plus juste et plus fraternel, plus respectueux de la Terre et de ses habitants. Mais face au peu de résultats obtenus par rapport à l’énergie dépensée, nous passons encore au stade suivant.

La dépression : dépités, nous n’avons plus le goût de nous investir, nous nous replions, nous isolons, sur notre famille, nos amis, nos loisirs, sur notre sphère personnelle, abandonnant de partager nos idéaux, rejetant la responsabilité sur les autres que nous jugeons trop nombreux à ne pas vouloir que les choses changent. C’est une phase ou nous continuons notre cheminement mais en silence, dans l’ombre.
Conjointement nous découvrons que ce n’est pas les autres qui doivent changer mais que c’est à nous d’incarner le changement que nous souhaitons . Vient alors la phase de :

L’acceptation : nous sommes sortis du jugement, avons compris que nous sommes 100 pour 100 responsables de notre vie, que la réalité extérieure ne reflète que ce que nous avons co-créé collectivement. C’est à ce stade que nous pouvons commencer à recouvrer notre puissance créatrice, nos attributs divins. Ne jugeant plus, ayant pris confiance dans nos capacités, habités  par la conscience de la puissance de l’unité consciente, nous pouvons retourner dans le « monde » pour y rayonner, pour y apporter des solutions innovantes, sans faire aucun prosélytisme, sans vouloir convaincre, sans colère, ni tristesse envers qui ou quoi que ce soit. (A ce stade , il y a longtemps que nous avons renoncé à vouloir sauver la planète, qui est l’expression d’une humanité infantile qui se croit toute puissante, alors qu’il est plus vraisemblable que ce soit l’humanité qui disparaisse avant la planète si les choix s’avèrent trop contraires aux lois de la Vie).

Découvrir ce parallèle entre les phases de deuil et le comportement sociétal des uns et des autres m’a aidé à franchir un pas de plus dans l’acceptation et la tolérance des différents points de vue.
 


 

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