Celui qui veut tout « donner » et ne rien recevoir

C’est le classique « gogo spirituel », dans le meilleur des cas, accroché au lampadaire (je suis la lumière !) et qui veut aimer tout le monde, mais se met en dehors de son humanité.

Il s’agit d’une sorte d’Ego spirituel consistant à essayer de fuir le monde par le haut. La personne veut absolument que les autres aient besoin d’elle, le classique « syndrome du sauveur », mais surtout ne pas avoir besoin des autres !

Là nous sommes en présence du fantasme du saint, qui se nourrit de prâna et n’a pas besoin de survie, etc. Simplement pour ne pas avoir le rapport à l’autre.

A terme, soit la personne meurt, et le problème est réglé, ce qui finit par arriver si l’on va jusqu’au bout de la logique de ne rien recevoir, mais dans ce cas, autant arrêter de respirer et ne pas pomper l’air des autres !

Soit la personne croit se situer « au-delà » des autres et entre dans une logique de type vampirique. Elle pompe les choses de manière détournée, en essayant d’éviter à tout prix de voir qu’elle dépend des autres, comme n’importe quel humain.

 
Celui qui veut tout « donner » et ne rien recevoir
 

Le fantasme religieux fonctionne ainsi, mais à chaque fois cela se montre cousu de fil blanc. Au départ la personne veut être parfaite et aimer tout le monde. Petit à petit elle fait abstraction de son humanité et de ses comportements humains en essayant de ne pas les voir. Elle met en dehors d’elle tout ce qui lui parait négatif. En réaction elle se met de plus en plus à trouver les autres « mauvais » ou « malsains » et essaye de les convertir pour leur bien, ne se rendant pas compte qu’elle ne voit que ses problèmes sur les autres.

Un jour, inévitablement, elle en arrive à la logique qu’il faut éliminer certaines catégories de personnes qui empêchent les autres de vivre dans l’amour. Cela finit en meurtre généralisé. Celui qui veut combattre le démon devient le démon.

Le fantasme du « saint » incarné en humain demeure encore très présent lui aussi., alors qu’il se révèle totalement faux. Les saints n’ont plus rien à faire chez les humains, et les humains résolvent leur expérience par eux-mêmes pour évoluer. Le libre arbitre et l’humanité restent une étape obligée de l’évolution vers le bouddha, que chacun doit résoudre à sa manière.

Extrait de Techniques simples de symbiose avec le vivant, Christophe Allain.

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