Ce qui sépare les chanceux des malchanceux

D’un point de vue scientifique, la chance prend le nom de « probabilité subjective ». C’est l’ensemble des croyances que l’on adopte en situation d’incertitude. Et les situations d’incertitude sont bien plus nombreuses qu’on ne pense.

À l’université de Hertfordshire en Grande-Bretagne, le docteur en psychologie Richard Wiseman a cherché, à travers diverses expériences, à comprendre s’il y a des choses que certaines personnes font qui les rendent plus chanceuses que d’autres. Une des premières choses qu’il a voulu tester est de savoir si la chance est un talent inné.

Pour cela, il a interrogé un grand nombre de gens qui se considéraient plutôt chanceux ou malchanceux et qui prévoyaient de jouer à la loterie. Si la chance est un talent inné, les gens qui se disent chanceux devraient gagner plus souvent. Les résultats ont montré que ce n’était pas le cas. Une petite minorité qui joua gagna de l’argent. Et ces gens se répartissaient à part égale entre chanceux et malchanceux. Alors, d’où vient la chance si on ne naît pas chanceux ?

 
Ce qui sépare les chanceux des malchanceux
 



Il a aussi formé deux groupes de personnes. Un groupe de malchanceux, et un autre de chanceux. Il leur a dit à tous : « Voilà un journal. Je vais vous chronométrer. Je veux que vous parcouriez ce journal aussi vite que possible et que vous comptiez chaque image que vous voyez dans ce journal. » Les personnes s’étant identifiées comme malchanceuses prirent environ deux minutes, et répondirent : « Il y a 47 images dans ce journal. » Les personnes se disant chanceuses prirent, en moyenne, quelques secondes et donnèrent comme réponse exactement le même nombre d’images. Alors, vous vous demandez sûrement : « Comment est-ce possible ? » Sur la page de couverture du journal, au milieu de la page, dans une police de caractères plus grosse que la normale, il y avait une phrase qui disait : « Il y a 47 photos dans ce journal. Arrêtez de lire maintenant. »

Ce que Richard Wiseman a découvert, c’est que les personnes qui se considèrent elles-mêmes comme chanceuses n’ont pas d’œillères, font preuve de souplesse d’esprit et ne se laissent pas enfermer par les instructions qu’on leur donne. Alors que les personnes qui se considèrent elles-mêmes comme malchanceuses agissent comme si elles ne pouvaient s’écarter des rails qu’on leur a demandé d’emprunter.

Pour le docteur Wiseman, la chance est donc une question d’attitude. Voici une bonne nouvelle pour ceux qui sont poursuivis par la scoumoune et que la chance semble fuir. La chance est un capital à gérer et chacun de nous détient la possibilité de devenir chanceux s’il suit les quatre principes suivants.

1. Maximiser ses opportunités : appuyez-vous sur des gens capables de vous soutenir et de vous aiguiller sur de nouvelles opportunités. Multipliez les contacts pour augmenter la probabilité de rencontres profitables. Entretenez le réseau de la chance. Il est formé de tous les amis, relations et rencontres auxquels on peut demander de l’aide en toutes circonstances. Les gens chanceux tendent à avoir un état d’esprit ouvert et une attitude cool envers la vie, et c’est peut-être pour ça qu’ils sont chanceux. Quand on focalise trop sur ce qui nous importe, on finit par ignorer le reste de son environnement. Le rayon d’attention se concentre, aussi intensément qu’inutilement, au lieu de balayer le champ des possibilités. Le chanceux a soif de nouveautés et cette soif se manifeste dans tous les domaines, même les plus futiles.

2. Écouter ses pressentiments : tout le monde a de l’intuition, mais les gens chanceux ont tendance, plus que les autres, à se fier à leur ressenti quand il s’agit de prendre une décision. Pour muscler et libérer votre intuition, faites appel à elle dans tous les domaines de votre vie. Pour cela, considérez les différentes options face à une décision. Que ressentez-vous face à chaque option ? C’est ici que votre intuition vous parle. Dans un test réalisé par Wiseman dans un laboratoire, un appareil du lot est volontairement défectueux et il est choisi à 60 % par ceux qui estiment ne pas avoir de chance.

3. Croire en sa chance : si vous vous dites constamment que vous ne gagnerez pas, c’est déjà perdu d’avance. Et c’est valable pour tous les aspects de la vie. Pratiquez l’autopersuasion en vous répétant : la chance est avec moi. Visualisez vos projets, savourez-les chaque jour. Plus ces projets vous deviendront familiers, plus ils sembleront à votre portée. Persévérez envers et contre tout. À l’inverse du joueur, le chanceux croit à l’impact de ses propres actions sur son destin, plutôt qu’à l’intervention d’un miracle.

4. Transformer la malchance en chance : peut-être n’avez-vous pas gagné ce voyage qui vous tenait à cœur, mais n’en faites pas tout un plat. En cas de déboire, il faut savoir rester positif. Voir toujours le côté positif des choses, même s’il est dissimulé dans le négatif, est une règle de conduite. Il faut aussi oublier les mauvais souvenirs pour rester concentré sur l’avenir et savoir renaître de ses cendres. À long terme, vous réaliserez peut-être que c’est à cause de ce licenciement contre lequel vous avez tant pesté que vous avez décroché le poste de vos rêves… Apprenez à regarder l’existence par son côté lumineux, et non par son côté sombre. Voyez le verre à moitié plein, et non à moitié vide.

Extrait de : Et si je croyais en moi ! Provoquer la chance mode d’emploi – Gilles Noblet


 

Commentaires

  1. Sympa ce partage…une fois de plus c’est au moment ou je suis un peu dans l’ombre de moi même que je reçois tes articles qui me redonnent toujours une énergie nouvelle pour aller de l’avant.
    Cordialement
    Olivier

Laisser un commentaire