Une ambiance d’unité éclipse la partie de monopoly

Récemment, j’ai participé à un atelier de percussion. Cet après midi là s’est terminé par la célébration de l’anniversaire du maitre du stage. Patrice est un type épatant, simple et humble qui vous initie à la percussion de groupe en un tour de main et tout ceci dans la bonne humeur.

L’occasion était bonne de réunir des amis et les amis des amis pour faire, incognito, une fête pour célébrer la fraternité. J ai rencontré donc ce soir là dans le gymnase municipal toutes sortes de personnes inconnues, diverses, plus magnifiques les unes que les autres.
Les plats de l’auberge espagnole, posés sur les tables de fortune alignées en long, se faisaient remarquer par leur diversité, la palette de leurs couleurs et les vibrations qu’ils émettaient.

Percussion

Tout ceci dégageait une ambiance sereine. Pendant que Patrice et ses musiciens amateurs s’affairaient à préparer leur instruments pour un petit concert improvisé, la danse des rencontres et des salutations battait son plein.
Des adolescents s’engagèrent bientôt pour une partie du jeu de monopoly à même le sol (pas la note). Je me demandais tout d’abords si cela ne faisait pas désordre dans le tableau. Puis je me dis que tout le monde avait le droit de faire ce qu’il voulait et que finalement tout était à sa juste place.

Bientôt, une musique  douce et rythmée envahit l’espace du gymnase. Une femme nommée Indiana, enivrée par les sons mélodieux commença une danse aux gestes voluptueux créant un quanta de lumière inattendue. Chacun était invité à participer à ce concert intuitif en osant prendre sa place avec un instrument de son choix. Le trombone *en coulisse* séduisait la clarinette pendant que les percussions rythmaient les piaulements de la guitare. Quand la fumée d’une voix chantante s’éleva, ce fut toute la magie de l’instant qui nous enveloppa. Nous étions tous fascinés par ce spectacle irréel.
Nous venions de réaliser l’unité dans la douceur du temps présent.

Je dirigeai mon regard vers la place du jeu de monopoly et m’aperçus qu’elle était désertée. Il n’y avait plus aucun intérêt en jeu. Les cartes et les billets virtuels avaient été abandonnés. Ils gisaient là, sans signification aucune. Excellent ! me dis-je, en souriant.
Je revis par la suite nos amis adolescents s’affairant à des jeux collectifs créatifs en mouvement avec des gros ballons roses de gymnastique. La soirée se prolongea formidablement pour tous.

Merci à toi, Patrice pour tes talents d’organisateur, de création et de partage.

Il existe un temps pour tout. Celui du monopole, du contrôle et de l’argent cupide me semble révolu. L’ère du partage dans la joie et dans l’amour est déjà là. Ça se sent, et c’est irrésistible.


 

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