Alimentation Végétarienne et Crue – Témoignage

Comment et pourquoi en arrive-t-on à se nourrir d’aliments crus ?

Si on m’avait dit il y a quelques années que je deviendrais végétarien et crudivore je crois que j’aurais fait une dépression. La vie est trop courte pour en plus se priver des bonnes choses, c’est toujours vrai aujourd’hui, mais ma vision du «bon » a radicalement changée.

J’ai toujours été un « bon mangeur », appréciant les fins mets, les bons restaurants, et prêt à découvrir de nouvelles saveurs.
Ma consommation d’alcool a été limitée à quelques bons vins par an, puis à plus d’alcool du tout, bien avant de changer d’alimentation.
Les légumes ne m’attiraient pas vraiment, ils avaient un côté triste et pas toujours facile à préparer.

La question « qu’est-ce qu’on mange ce soir (ou à midi) ? » était fréquente. Soit un plat particulier figurait au programme, soit le contenu du frigo servait de base pour une improvisation. Et quand le manque de temps ou la fatigue s’en mêlaient, la simplicité s’imposait… des pâtes, des pommes de terre ou une pizza.

Manger végétarien et cru

C’est vers quarante ans que je commençais à me poser des questions sur le bienfondé de manger de la viande. L’exploitation des animaux, leurs souffrances, les conditions d’abattage, je ne voulais plus participer à cela en tant que consommateur.  J’ai donc réduit progressivement ma consommation de viande et de poisson. Trop gourmand pour arrêter du jour au lendemain c’est quelques années plus tard, après la lecture d’un texte émouvant qui défendait la cause de nos frères les animaux, que je suis devenu à 100% végétarien. Ni des raisons de santé, ni la peur d’intoxication ne m’avaient influencé, c’est mon cœur qui a fait le choix de laisser vivre les animaux et de les aimer.

Devenir végétarien, ça soulève pas mal de questions (et d’affirmations) de la part de l’entourage : « Pourquoi ? Et les protéines tu les trouves où ? C’est fade de ne plus manger de viande. Et quand tu es invité tu fais comment ? Etc. ». J’aborderai cet aspect dans un prochain article. Etre végétarien dans un pays majoritairement omnivore, comme la France, ne suscite pas les même questions qu’en Inde par exemple, où 40% de la population est végétarienne.

Le cru ça ne m’intéressait pas du tout, d’ailleurs je ne me posais même pas la question. Bien sûr il y a le cru que tout le monde connait, ce sont les salades, les légumes crus que l’on consomme en hors d’œuvre.

C’est en participant à des stages de méditation que j’ai découvert l’alimentation crue. Par la force des choses, la seule nourriture qui était disponible et acceptée, c’était des légumes crus, des graines germées, des oléagineux, des graines, des œufs, des fruits… trois fois par jour, entre trois et sept jours, selon la durée du stage. Le tout bio, évidemment.
Au premier stage j’ai trouvé l’expérience intéressante, mais dès le retour à la maison je me suis préparé un bon petit plat chaud. Au fil des stages, une dizaine sur 3 ans, je percevais de plus en plus les bienfaits de l’alimentation crue (j’en parlerai dans un prochain article). En quelques mois j’ai progressivement augmenté la part de l’alimentation crue dans mes repas.

Aujourd’hui manger cru, c’est un immense plaisir, c’est manger vivant, c’est euphorisant. Sans sacrifice, sans frustration, sans contraintes.

Philippe

Si vous souhaitez en savoir plus ou participer à des stages d’alimentation crue, contactez-nous.

Dans un prochain article vous découvrirez les nombreux bienfaits de l’alimentation crue et vous risquez d’être surpris.

 

Commentaires

  1. voilà un cheminement intéressant qui ne nie pas les résistances.

    Végétarienne depuis longtemps (pour le respect de l’animal), je tourne maintenant autour de l’alimentation crue. Mais, mais.. la conviction y est, mais le passage à l’acte ne suit pas.

    Merci donc pour cette expérience. J’attends la suite avec intérêt.

    Ghislaine

  2. Bonjour Ghislaine, pour passer à l’alimentation crue, la clé c’est d’introduire progressivement le cru dans les repas et d’augmenter la proportion cru/cuit au fil des mois. Une transition vers du 80 à 90% cru en un an ou deux c’est bien. Sans oublier les jus de légumes et de fruits, qui aident énormément à régénérer l’organisme, les apports allant directement dans le sang. Je recommande à tous le site de Thierry : http://www.vivrecru.org

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