Accepter les émotions

Le corps de souffrance c’est la partie de nous qui est accro à la négativité et au chagrin. C’est en réalisant que nous avons un corps de souffrance que se situe le début de la libération.

Qu’est ce qui déclenche le corps de souffrance dans notre vie quotidienne ? Est-ce la situation ou certaines choses que les autres font ou disent ?

Nous pouvons utiliser ces « déclencheurs » pour entrer dans un état de conscience plus élevé, et nous libérer du corps de souffrance de telle façon à ce que nous n’avons pas à porter continuellement le passé et tout ce qui est arrivé dans le passé, ce que les gens nous ont fait, notre histoire. Nous pouvons nous libérer de tout cela.

Quand vous ne vous identifiez plus au corps de souffrance, l’énergie qui étant emprisonnée dans ce corps change de fréquence vibratoire et se transforme en présence. Le corps de souffrance devient ainsi un combustible pour la conscience.

 
Accepter les émotions
 

Aujourd’hui beaucoup de personnes prennent des médicaments dès qu’ils ressentent un « inconfort ». Ils vont voir un psy, un conseiller, ou autre. Et la première chose qu’ils font est c’est de prescrire des médicaments. Dans une large mesure la prise de médicaments fait obstacle au fait d’utiliser le corps de souffrance comme combustible pour l’illumination. Il peut y avoir certains cas extrêmes où les médicaments sont nécessaires, et pour les gens qui suivent déjà un traitement il est certainement déconseillé d’arrêter les médicaments sans préavis.

Il est question de ne pas s’abandonner dans ce comportement culturel conditionné qui vous dit qu’à chaque fois que vous ressentez un inconfort en vous ou une perturbation émotionnelle, vous devez rechercher immédiatement une aide extérieure sous forme de substance que vous demandez à votre docteur.

Apprenez plutôt à être avec l’inconfort intérieur qui survient. Apprenez à être avec la souffrance émotionnelle au lieu de vouloir l’éliminer. Apprenez à l’accepter. Apprenez à accepter n’importe quelle émotion qui survient, plutôt que vous en éloigner ou de vouloir l’éliminer. Cela fait partie du fait d’amener ce « oui » intérieur à tout ce que se présente dans le moment présent. Cela fait partie du fait de devenir « ami » avec le moment présent, même si à la surface le moment présent ne parait pas génial. Et c’est là, dans l’émotion, que la conscience commence à venir.

Acceptons ce que nous vivons dans le moment présent plutôt que de ne pas vouloir le ressentir. Si une situation survient et que nous y résistons parce qu’elle ne nous convient pas, cela ne changera rien, car la situation existe déjà !  Nous allons juste créer du stress inutile.

Vouloir qu’une situation soit différente de ce qu’elle est, est ce qui cause du stress et qui crée plus d’émotions négatives. S’il y a une émotion en vous qui n’est pas plaisante et que vous ne voulez pas la ressentir, cela crée une nouvelle émotion par-dessus. La meilleure chose à faire est de ressentir et d’accepter l’émotion, de permettre au ressenti de faire son action, de nous rendre triste, mécontent, etc. Et ensuite de choisir de faire quelque chose par rapport à cela, ou pas.

Réalisez d’abord que vous êtes la conscience pour cette émotion, vous êtes l’ « espace » pour elle. Vous n’êtes pas l’émotion.

 


 

Commentaires

  1. Bonjour Philippe,

    j’aime beaucoup l’esprit et la forme de votre billet sur les émotions.

    Cependant, au terme “accepter” dans “La meilleure chose à faire est de ressentir et d’accepter l’émotion”, je préfère “accueillir”…

    Il me semble que face aux émotions, c’est la seule chose que nous puissions faire : les accueillir… c’est-à-dire les ressentir aussi profondément que possible…

    Une chose est sûre, c’est que l’on n’est pas maître de ses émotions. Chaque fois que j’entends ou lis “gérer” ses émotions, je ressens de la tristesse car les mots de l’entreprise ont pénétré profondément notre moi profond et ça fait des dégâts énormes comme infrarouge l’a souligné au sujet du “temps de cerveau disponible” que les médias “offrent” aux publicitaires et à leurs clients…

    https://mrmondialisation.org/le-temps-de-cerveau-disponible/

    Et avec cette tristesse, je ressens aussi une colère immense… Je l’accueille depuis des années, je réfléchis à ce que je pourrais, voudrais, en faire de positif et qui soit à la hauteur des enjeux…

    Bien sûr, cette immensité me dépasse. Que puis-je faire seul avec mon petit “moi” et mes travers ?

    Je me dis que la partager avec des personnes qui m’ont prouvé leur sensibilité est peut-être le mieux, au fond… Car une réponse collective, donc politique, co-construite, semble répondre aux enjeux. Reste à trouver/créer ce lieu de co-construction !

    Pour revenir à votre mot “accepter”, il suppose que, face aux émotions, nous puissions faire un choix de les accepter ou de les rejeter. C’est-à-dire que nous ayons un moyen d’agir sur elles… Je ne le pense pas. Cependant, il y a bien une ou des décisions conscientes ou non, à prendre et assumer !

    Car nous pouvons refuser ces émotions, se mettre dans le déni, les masquer… Qui sera dupe et combien de temps allons-nous tenir ainsi dans cet inconfort certain ?

    Il est vrai qu’il faut du courage pour assumer le ressenti de ses émotions…

    à bientôt !

  2. Je vous recommande l’apprentissage offert en 5 leçons sur le site de Pascal Hastir
    http://www.autoaccompagnement.com. Je l’ai expérimenté, c’est le début d’un apprentissage à l’accueil inconditionnel de ses propres émotions et au développement de la Présence. A vivre!….sans limites!

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