Le rire constitue la réponse la plus saine à la vie

Ce principe sert d’antidote à la peur et à la peine en vous encourageant à vivre votre vie sur un mode joyeux. Lorsque nous nous engageons sur cette voie, la joie peut aller et venir comme de petites étincelles. Pourtant, le rire finira par chasser la souffrance comme autant de nuages de fumée et de poussière. La souffrance représente l’un des aspects les plus persuasifs de l’illusion, mais elle n’en est pas moins irréelle.

Une règle d’or s’applique : Ce qui est vrai dans le monde matériel est faux dans le monde de Dieu et inversement. Le monde matériel paraît dominé par les crises et la souffrance ; dès lors, l’attitude la plus saine pour aborder la vie semble être faite d’inquiétude, d’angoisse et de vigilance extrême. Mais une fois que votre conscience se modifie, vous réalisez que la vie elle-même ne pourrait exister sans une créativité sous-jacente et que cet acte de création continu est en soi une expression d’extase. Ces qualités constituent, elles aussi, le fondement de votre vie.

En fait, la lentille du matérialisme nous transmet la perception la moins exacte du monde, car à travers elle, la conscience nous apparaît comme un à-côté accidentel de la chimie cérébrale ; les pouvoirs de l’esprit, comme un mythe.

 
Le rire constitue la réponse la plus saine à la vie
 

Assimiler le niveau de réalité le plus profond à la collision d’atomes inertes dans le froid intense de l’univers revient à nier tout ce qui sous-tend la vie et lui donne son prix : la beauté, la vérité, l’art, l’amour, la moralité, le sentiment d’appartenance, la curiosité, la croissance intérieure et un niveau de conscience plus élevé.

Qu’ont donc en commun toutes ces qualités ? Elles se fondent sur l’intuition. Il n’existe aucune preuve objective de la beauté de l’amour ou du fait que la vérité nous libère. Au contraire, ces prises de conscience sont des conséquences de notre expérience intérieure. Sur la voie de la spiritualité, tout relève d’une transformation du niveau de conscience et non d’une collision d’atomes.

Nous sommes donc en présence de deux conceptions opposées du monde luttant pour votre allégeance. Faut-il mieux opter pour la spiritualité ou le matérialisme ? Dieu représente-t-il un simple complément à l’existence physique ou se trouve-t-il à l’origine même de l’existence ? Le choix à opérer est ardu, car un déséquilibre manifeste existe quant aux preuves. La plupart d’entre nous disposent d’une connaissance personnelle et approfondie du monde matériel, mais d’une connaissance personnelle pour le moins chétive de Dieu. Dieu a beaucoup à prouver. Tout d’abord, il doit apporter la preuve de sa présence tangible et fiable, à la manière d’un rocher ou d’un arbre. Pour que nous puissions prétendre que Dieu soutient la vie, il doit le faire de façon aussi concrète que l’air, l’eau et la nourriture. En d’autres termes, la prise de conscience de Dieu n’est pas une mince affaire. Elle peut prendre toute une vie, si vous avez de la chance. Pour entamer ce voyage, prenez l’engagement de considérer la possibilité que tout ce qui se trouve autour de vous est bien moins réel que Dieu. Vous voulez voir la vérité « de tout votre cœur, de toute votre âme et de toute votre pensée ». Il s’agit en fait d’un engagement envers la joie. Lorsque vous ressentez un bonheur ponctuel ou que vous avez envie d’éclater de rire ou que vous souriez sans raison apparente, vous faites l’expérience de la réalité éternelle. Lors de cet instant fugace, le rideau se lève et vous expérimentez quelque chose qui se trouve au-delà de l’illusion. Le moment venu, ces instants de joie commenceront à se tisser ensemble. De l’exception, ils deviendront la règle. Il n’existe pas de meilleure façon de savoir que vous progressez dans cette prise de conscience de Dieu.

Librement inspiré de « Ce qui fait rire les anges », de Deepak Chopra

 


 

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