La phylogenèse

La phylogenèse représente des millions d’années d’évolution, l’être unicellulaire devient multicellulaire, il va se complexifier, il va prendre des formes, mais dans cette phase il y a un élément fondamental, c’est la lutte, la fuite, l’inhibition, ce sont les prédateurs qui vont manger le faible, c’est le faible qui va se sauver et c’est la fuite.

C’est l’histoire évolutive d’une espèce ou d’un groupe d’espèces, la formation de l’embryon récapitule l’histoire évolutive de l’espèce (ajout de Philippe).

Tout cela sont des mécanismes reptiliens qui sont dans la phylogenèse. La peur provient de ce mécanisme, la fuite, la lutte chronique, l’inhibition, tout ce qui est dans notre champ pervers est lourd à supporter, ce qui se retrouve dans la phylogenèse ; en plus il y a un élément fondamental dans la phylogenèse qui est la mutation. La phylogenèse se fait par mutations pour qu’une cellule puisse devenir multicellulaire elle doit changer son ADN, et dans la phylogenèse il y a le processus de la mutation.

La phylogenèse

C’est-à-dire que lorsque tu fais une régression dans la phylogenèse pour chercher la solution, tu te pièges, tu peux apporter avec toi un facteur mutagène qui n’est plus adapté à ta structure de l’être vivant dans un autre environnement aérien ; là on cherche toujours la régression, il y a des thérapies régressives qui sont dangereuses, qui vont te faire plonger dans la phylogenèse.

Tu cherches la solution, tu te sens bien, après tu te retrouves à gérer un facteur énorme qui est mutagène ; c’est pour cela que nous ne sommes pas compatibles avec la nature, la nature c’est la phylogenèse, nous sommes des êtres évolutifs, nous ne sommes pas des êtres involutifs phylogénétiques, nous sommes des êtres divins, nous ne sommes pas des êtres animaux phylogénétiques.

Il faut choisir à chaque instant ce que tu es, si tu es dans la régression animale, phylogénétique, tu vas supporter toute la souffrance, la phylogenèse c’est l’enfer. Je vous parle de cela parce qu’il y a plus de 6 mois j’ai fait une régression par un rêve où j’ai vu tout cela, on m’a fait une séance où j’étais encore dans ce rêve, j’ai vu des crocodiles, des éléphants, c’est la phylogenèse, les prédateurs, la souffrance, le plus fort qui va manger le plus faible, là tu retrouves toutes les données de la nature qui est la phylogenèse, tu vois ta vraie nature mais ta vraie nature n’est pas la phylogenèse, c’est la conscience de l’être, la nature évolutive, une vraie nature différente de la phylogenèse.

Toute thérapie qui s’oriente vers l’aspect régressif est un danger, parce qu’on ne sait pas ce que nous allons ramener. La phylogenèse c’est énorme, ce sont des millions d’années d’évolution, c’est le temporel, avec la conscience évolutive il n’y a pas de temps, c’est shunter le temps.

Nous avons le choix entre les deux :
– être dans le temporel phylogénétique qui est l’enfermement
ou
– être dans le processus évolutif, là c’est la délivrance.

J’ai vécu cela, c’est comme la Mère d’Aurobindo, dans son Agenda elle décrit l’enfer, elle décrit la phylogenèse, elle descend dans le mental cellulaire, après elle essaye de faire descendre le supra mental, c’est-à-dire la conscience évolutive où elle n’est pas descendue parce que la phylogenèse est ce qu’elle est, après elle a dit « Om Baghavate tout est possible », parce qu’elle a réalisé qu’elle a déjà un corps de Lumière, ce n’est pas la peine de diviniser ce corps, il n’est pas à diviniser, ce corps est un réceptacle d’une expérience dans ce monde virtuel, dualiste.

Q : Le monde végétal et animal, tu les revis ?

Dans la phylogenèse ils font partie de la nature. Pour les gens qui font des régressions en eau chaude, tout dépend de la conscience qu’ils vont y mettre, ce n’est pas toujours régressif, tout dépend de ton regard. Si le professeur qui oriente pose son regard sur la conscience évolutive, il n’y a pas de régression ; dans ses travaux sur les matrices périnatales, S. Grof fait une régression, il cherche à descendre dans la régression et il cherche une matrice de délivrance comme la phase océanique de Freud, cette phase qui est dans l’interface entre deux passages.

Tu vois une personne qui est dans la lutte, après il y a une phase où il arrête de lutter, il a gagné, il se sent heureux, c’est l’état océanique freudien, c’est l’interface entre deux états de lutte, c’est le repos du guerrier ; mais il y aura une autre phase de lutte qui va venir. Ce n’est qu’une phase d’arrêt momentanée, la lutte continue, par contre dans la conscience évolutive il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de fuite, ni d’inhibition, il y a la Présence, la différence est énorme entre la nature et la Source, la nature c’est l’ombre du divin, c’est la projection, c’est l’ombre de la Source, les ténèbres, c’est pour cela que dans toutes les traditions on emploie un mot grossier en disant que c’est l’œuvre du Diable, c’est l’ombre de la Source.

Paroles recueillies en stage de Dynamique Matricielle, animé par le professeur Aziz El Amrani-Joutey.
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