Explorer l’inconnu

La façon dont on éduque l’enfant dans notre société tend à encourager la prudence aux dépends de la curiosité, la sécurité aux dépens de l’aventure. Détourne-toi de ce qui est incertain, ne t’écarte pas des chemins rebattus, méfie-toi de l’inconnu. Ces messages qui nous sont retransmis dans la prime enfance deviennent un barrière psychologique qui vous empêche de mille manières de vous accomplir pleinement dans et de vivre heureux dans le moment présent.

Einstein, qui consacra sa vie à l’exploration de l’inconnu, écrivait : Le mystère est la chose la plus merveilleuse que l’on puisse expérimenter. Il est la source véritable de tout art et de toute science.
Il aurait pu ajouter que le mystère est aussi la source de tout épanouissement et de tout enthousiasme.

Mais trop de gens identifient l’inconnu au danger. Pour eux, vivre c’est se tenir aux certitudes, savoir toujours où l’on va. Seuls les « imprudents » se risquent à explorer les zones de pénombre de la vie et ils ont des surprises, ils reçoivent des coups, et ce qui est plus grave, ils n’y sont pas préparés. Mais comment être prêt pour l’inconnu ? C’est manifestement impossible. Donc, dérobons-nous devant lui comme ça, on est sûr qu’il n’y aura pas de retour de manivelle. Reste à l’abri, ne prends pas de risques, suis les cartes routières, même si c’est monotone.

 
Explorer l’inconnu
 

Peut-être commencez-vous à être fatigué de toutes ces certitudes, fatigué de savoir ce que sera chaque journée avant même qu’elle n’ait commencé. On ne peut s’épanouir quand on connait la réponse à toutes les questions avant qu’elles ne soient posées. Les moments que vous vous rappelez sans doute le mieux sont ceux où tout était spontané, où vous faisiez ce que vous vouliez et éprouviez le frisson délicieux du mystère à venir.

Les messages de certitude nous relancent tout au long de l’existence, d’abord, c’est la famille. Puis les éducateurs prennent le relais. L’enfant apprend à se détourner de l’expérimentation, on  l’encourage à fuir ce qu’il ne connait pas. Il ne faut pas que tu te perdes. Reste avec tes semblables.

Si vous êtes toujours fidèle à ces peureuses invitations, il est temps de vous en libérer. Débarrassez-vous de l’idée que vous êtes incapables d’adopter un comportement nouveau qui balaye les certitudes. Si vous voulez le faire, vous le pouvez. Mais il faut, pour cela, comprendre le mécanisme du réflexe conditionné qui vous fait repousser les expériences.

A suivre…

Librement inspiré de Dr Wayne W. Dyer, Vos zones erronées.

Dans la vie quotidienne je relève souvent des « peurs de l’inconnu » dans les messages qui me parviennent (emails, discussions, conversations téléphoniques). Elles prennent des formes très variées comme : je veux bien en savoir plus, mais sans m’engager ; oui peut-être plus tard, mais pas maintenant ; je ne suis pas prêt ; ce n’est pas le moment ; je n’en suis pas capable ; etc. C’est même souvent le cas pour des choses mineures, qui ne sont pas exigeantes et qui peuvent paraître sans importance dans l’immédiat. Et pourtant, c’est avec les habitudes que l’on façonne l’avenir, et avec les petites décisions et expériences que l’on se facilite le chemin vers les plus grandes.

 


 

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