Briser la barrière des conventions

Il n’existe ni règles, ni lois, ni traditions qui s’appliquent universellement, y compris celle-ci.

Le monde est rempli d’impératifs, de « on doit », « il faut que », auxquels les gens se plient sans les passer au crible de la critique et dont l’accumulation engendre de très larges zones erronées. On se laisse guider par des règles et des principes auxquels on ne souscrit même pas et dont on est néanmoins incapable de se détacher pour juger de leur utilité ou de leur inutilité.

Rien n’est absolu. Il n’existe aucune règle, aucune loi qui soit universellement valable ou dont l’application apporte des avantages optimaux dans toutes les occasions. La souplesse est, et de loin, la plus grande des vertus. Cependant, il peut être difficile, voire impossible, de tourner le dos à une loi impraticable ou d’enfreindre une loi absurde. S’adapter à la société dans laquelle on vit, est parfois commode mais, si on la pousse jusqu’à sa limite extrême, cela devient une névrose, particulièrement quand la soumission aux impératifs provoque le désarroi, la dépression et l’anxiété.
 
 
Briser la barrière des conventions
 
Je ne dis nullement que vous devez traiter les lois par le mépris ou vous moquer des règles uniquement parce que cela vous convient. Les lois sont indispensables et l’ordre est un élément important d’une société civilisée. Mais adhérer aveuglément aux conventions est quelque chose de totalement différent, quelque chose qui, en fait, peut être beaucoup plus destructeur au plan de l’individu que de violer les règles. Celles-ci sont souvent stupides et il y a des traditions qui n’ont plus aucun sens. Dans ce cas vous êtes dans l’incapacité de mener une existence harmonieuse sous prétexte que vous êtes contraint d’obéir à des codes déraisonnables, il est temps de reconsidérer et ces codes et votre comportement.

Un homme d’état a dit « je n’ai jamais eu de principes qu’il ne m’était impossible d’appliquer en tous temps. J’ai simplement cherché à faire ce qui était le plus sensé dans le moment présent ».

Les impératifs ne sont malsains que s’ils sont en contradiction avec un comportement positif et efficace. Si vous faites quelque chose d’ennuyeux et d’improductif par soumission à un impératif, vous renoncez à votre liberté de choix et acceptez de dépendre de forces extérieures.

Avec les grands changements et les bouleversements qui s’annoncent dans les temps à venir, il est important d’avoir à l’esprit qu’une partie des « conventions » qui étaient (ou semblaient) justes à une certaine époque peuvent être devenues obsolètes, fausses ou dangereuses. Ne l’oublions pas.

Librement inspiré du Dr Dyer, Vos zones erronées
 


 

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