Ballade « Plantes sauvages comestibles »

Hier après-midi j’ai participé à une sortie organisée par un café associatif de Dordogne, sur le thème d’une ballade « Plantes sauvages comestibles ». Le temps était incertain, mais nous avons été épargné par la pluie pendant les deux heures qu’aura durée la ballade. Avec plus de soixante participants le succès était au rendez-vous.

Je n’y connais rien en plantes sauvages, c’était donc l’occasion d’aborder le sujet avec quelqu’un pour répondre aux questions. Pour commencer il y a différents stades auxquels les plantes peuvent être consommées : sous forme de jeunes pousses, avant la floraison, après la floraison, etc. Selon le cas, une plante peut être comestible à un stade et pas à un autre… Idem pour les racines, la tige, les feuilles, les bourgeons, les fleurs, les graines… Certaines peuvent se manger crues, d’autres pas, et nécessitent jusqu’à deux cuissons. Ca fait pas mal de paramètres dont il faut tenir compte.

 
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Nous avons vu environ une quinzaine d’espèces différentes sur le trajet de 4 kilomètres, et notre guide nous a dit qu’il était très loin de toutes les connaitre. Donc pour quelqu’un qui approfondit le sujet, il est possible de se procurer une bonne base de nourriture simplement en allant la cueillir dans la nature, souvent juste autour de la maison. A vérifier toutefois la proximité de champs cultivés qui peuvent être traités avec des pesticides et autres produits.

Il est indispensable de s’équiper d’au moins un livre pour être sûr que ce que l’on va mettre dans l’assiette est bien comestible. Beaucoup de plantes se ressemblent, et les livres vont donner un maximum de détails. J’ai eu l’occasion de goûter quelques plantes, certaines ont un goût assez fort, elles serviront plutôt pour l’assaisonnement que pour la base. Il y a un grand nombre de fleurs qui sont comestibles, et ça c’est génial pour mettre de la couleur dans les salades.

Notre guide nous a recommandé un livre que j’ai eu l’occasion de feuilleter :
Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles : En toute confiance sans risque de confusion
Plus d’infos ici : lien
Penser à privilégier votre libraire de proximité.

 
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Commentaires

  1. j’ai effectué il y a 7 ans déjà, un stage de plantes sauvages que nous avons cuisiné avec François Couplan.Il a écrit un livre très complet : le guide des plantes sauvages comestibles et toxiques. Ce guide est bien précieux et permet de ne pas se tromper lors de la cueillette.
    Dans mon jus de légumes j’incorpore souvent par petites doses (car les plantes sauvages ont un goût puissant) pissenlit, ortie, plantain, violette que je trouve dans le jardin. nous garnissons nos salades avec les fleurs de pâquerettes, violette, bourrache…
    Bernard Bertrand (éditions Le Terran) est aussi un grand botaniste qui a également écrit de nombreux livres très détaillés sur les plantes sauvages ; et de plus il est très sympa.
    La nature est merveilleuse.

  2. Hello!
    Plantes sauvages et comestibles!!!! mais est-il judicieux de penser à se nourrir avec ce que l’on trouve au bord des chemins et des fossés?
    Est-ce dans notre évolution de retourner au menu du Cueilleur-Chasseur?
    Ces plantes sauvages sont pour l’essentiel des plantes médicinales et il est probablement plus sage d’en faire des tisanes (pour digérer le parmesan du pesto d’ortie!!!!), des élixirs, des macérats, des teintures-mères. A l’inverse existe t-il autant de macérats, élixirs et teintures-mères de plantes cultivées?
    Ces plantes dites « sauvages », pour exister dans la nature telle qu’elle est, doivent développer des systèmes de protection, de défense contres les conditions de cette nature. Ces substances ne sont plus digestes pour notre organisme.
    La domestication de nombreuses plantes sauvages en plantes, véritablement nutritives, a été un long travail en conscience. La digestion est une force, une énergie qui ne peut être en démesure avec ce que nous souhaitons être. Dans cette conscience nous ne pouvons plus consacrer toute notre énergie à digérer du « sauvage » avec tout le respect que j’ai pour ce que ce « sauvage » a d’authentique, de pur et ce qu’il représente de réserve d’énergie pour soigner la planète et nous avec!

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